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Les infirmières canadiennes

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Les infirmières canadiennes

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Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

L’histoire du Canada en temps de guerre est remplie de récits de bravoure, et les infirmières canadiennes qui ont servi au sein de l’armée durant la Rébellion du Nord-Ouest, la guerre des Bœrs, les Première et Deuxième Guerres mondiales et la guerre de Corée étaient sans aucun doute parmi les plus courageuses. Pendant qu’elles pratiquaient leurs fonctions, des douzaines sont mortes à cause d’attaques de l’ennemi et de maladies.

Durant la Première Guerre mondiale (1914–1918), les infirmières canadiennes sont en service au Canada, en Angleterre, en France, en Belgique, en Russie et autour de la Méditerranée. Surnommées les « geais bleus » par des soldats heureux d’apercevoir leurs robes bleues et leurs voiles blancs, elles reçoivent plusieurs distinctions et se forgent une excellente réputation grâce à leur courage et leur compassion. Cinquante-trois infirmières décèdent en fonction, soit à la suite d’une attaque de l’ennemi ou à la suite d’une maladie contractée d’un patient.

Les infirmières canadiennes sont entraînées au sujet des lois militaires, de la lecture de cartes et de la sécurité, reçoivent des instructions en cas d’attaque au gaz, d’évacuation de victimes et sont formées pour les manœuvres militaires de grande envergure durant les Guerres mondiales. En guise d’hôpitaux, elles travaillent dans des conditions allant de tentes en toile avec des plancher de bois jusqu’à des bâtiments convertis.

Cette Minute du patrimoine raconte l’histoire d’Eden Pringle et Eleanor Thompson, deux des près de 3000 infirmières canadiennes ayant servi durant la Première Guerre mondiale. Pringle et Thompson sont en fonction à l’Hôpital stationnaire canadien numéro 3 (No. 3 CSH) à Doullens (près d’Amiens, en France), lorsque celui-ci est attaqué le 30 mai 1918 à 00 h 15. Un avion allemand laisse d’abord tomber une fusée afin d’illuminer sa cible, suivi de plusieurs bombes. L’une d’elles touche le bâtiment principal, juste au-dessus des appartements du sergent, au troisième étage. La structure centrale s’effondre et prend en feu, incinérant la salle des officiers au deuxième étage et le bloc opératoire, où Pringle est en service. Pringle, 24 ans, était une diplômée de l’Hôpital général de Vancouver, et s’était enrôlée le 12 mai 1917. Elle avait d’abord été assignée à l’Hôpital de la Croix-Rouge canadienne à Buxton, en Angleterre, en juin 1917, puis à Doullens en juillet de la même année. Le bloc opératoire est anéanti par ce bombardement, et on raconte que les gens travaillant dans le bloc ne sont ensuite « pas reconnaissables ». Pringle est la plus jeune infirmière canadienne à mourir durant la Première Guerre mondiale.

Eleanor Jean Thompson, 30 ans, de Valleyfield, Québec, est l’une des infirmières présentes dans la salle de réanimation attenante au bloc opératoire. Elle s’était enrôlée à Montréal le 1er février 1916 et était arrivée au No. 3 CSH a peine trois semaines avant le bombardement. Durant l’attaque, elle est renversée par une lourde poutre et frappée aux jambes, mais elle réussit éventuellement à se retirer des débris. Avec l’aide d’une autre infirmière, Meta Hodge, Thompson éteint des feux allumés par des radiateurs au mazout renversés et organise l’évacuation de patients dans la pièce, certains devant glisser sur la pile de débris, l’escalier ayant disparu. Thompson et Hodge restent dans l’aile jusqu’à ce que tous les patients aient été évacués.

Au total, 32 patients et membres du personnel sont tués, et 17 sont blessés.

Bien que Thompson n’ait pas de blessures visibles, elle se met à souffrir de migraines chroniques sévères et d’insomnie presque immédiatement. Elle demeure en service actif pendant plusieurs mois avant d’être finalement admise à l’hôpital en mars 1919, où elle est diagnostiquée d’un « handicap nerveux », nommé aujourd’hui « trouble de stress post-traumatique ». Suite à une recommandation du conseil médical de l’armée affirmant qu’elle devrait obtenir son congé de l’armée pour retourner à la vie civile en raison de sa condition fragile, Eleanor retourne au Canada en 1919. Elle meurt à Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, en 1964, à l’âge de 75 ans.

Les responsables militaires canadiens, impressionnés par les actions courageuses des infirmières canadiennes face aux tirs ennemis, soumettent des recommandations pour décerner aux infirmières canadiennes la Croix militaire, un honneur normalement réservé aux officiers subalternes. L’idée est que les accomplissements des infirmières canadiennes sont égaux à ceux de leurs collègues masculins et le Canada insiste pour qu’elles soient reconnues en conséquence. Cependant, les autorités britanniques n’approuvent pas. Elles estiment qu’étant donné leur grade sur le champ de bataille, les infirmières canadiennes ne devraient être éligibles que pour la Médaille militaire, l’équivalent de la Croix rouge royale, décernée à une infirmière pour son service au sein de sa profession. Dans un refus obstiné d’évoluer au-delà des normes reliées au genre déjà établies, et ce malgré la présence grandissante des femmes aussi près du front, la décision des autorités britannique prévaut.

En 1919, Eleanor Thompson est l’une des huit infirmières canadiennes à recevoir la Médaille militaire pour sa « bravoure et son dévouement au cours d'un raid aérien de l'ennemi ». Bien qu’il ne s’agisse pas de l’honneur que les responsables canadiens auraient souhaité, ils s’agit tout de même d’un honneur exceptionnel qui souligne le rôle changeant des femmes sur le champ de bataille.

DISTRIBUTION
  • Eden Lyal Pringle – Siobhan Williams
  • Eleanor Jean Thompson – Myla Southward
  • Narration – Maxim Roy

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Hauteurs de Queenston

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Hauteurs de Queenston

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Le 13 octobre 1812 s'est révélé un jour important pour les Six Nations de la rivière Grand. Les forces britanniques, qui comptaient quelque 160 guerriers des Six Nations, se sont rassemblées au fort George, à l'embouchure de la rivière Niagara. Elles ont attendu l'invasion des Américains, qui ont fait leur arrivée en amont près du petit village de Queenston, dans le Haut‑Canada. Accompagnés d'autres chefs et de plusieurs guerriers, John Norton et John Brant se sont précipités vers les lieux, pour y apprendre que les Américains avaient tué le général Brock et s'étaient emparés des hauteurs qui surplombaient le village.

Tandis que les guerriers s'approchaient du champ de bataille, des soldats qui battaient en retraite leur ont annoncé qu'on y trouvait des milliers d'Américains. En guise de réaction, près de la moitié des guerriers ont quitté le groupe, puis sont retournés au fort George pour protéger leur famille (qui avaient quitté leur foyer de la rivière Grand pour les accompagner). Dans la Minute du patrimoine sur la bataille de Queenston Heights, Norton prononce un discours afin d'inspirer les 80 guerriers restants. Il a d'ailleurs consigné ce discours dans son journal.

Plutôt que de remonter la partie nord des hauteurs de Queenston, où Brock avait trouvé la mort et où des soldats américains les attendaient, Norton et Brant ont dirigé leurs hommes vers l'ouest et escaladé les sommets à la dérobée. Ensuite, ils se sont approchés par le versant, pour prendre les Américains par surprise.

En se dissimulant derrière la fumée des armes à feu pour traverser rapidement les bois, les 80 guerriers, qui étaient également tireurs d'élite, ont lancé des attaques‑éclairs contre plus d'un millier d'Américains, qui sont demeurés pris sous leur feu. L'armée britannique, qui incluait Richard Pierpoint et le Coloured Corps dans ses rangs, est finalement arrivée en renfort. Elle a donné l'assaut final contre les envahisseurs, forçant ainsi la capitulation des Américains. Les efforts des guerriers des Six Nations étaient essentiels à reprendre les hauteurs et prévenir l'invasion américaine.

DISTRIBUTION
  • John Norton – Billy Merasty
  • John Brandt – Meegwun Fairbrother
  • Narration – Alanis Obomsawin

Richard Pierpoint

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Richard Pierpoint

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Richard Pierpoint est né dans le Bondou (région actuelle du Sénégal) en 1744. Après sa capture en 1760, on l'a déporté en Amérique, avant de le vendre à un officier britannique. Après une vingtaine d'années passées aux États‑Unis, il a obtenu son émancipation en combattant au sein des Butler’s Rangers, pendant la Révolution américaine.

Grâce à son appui lors de ce conflit, les Britanniques lui ont concédé une terre dans la région du Niagara. Après 1783, Richard Pierpoint s'est établi à Niagara, où il a joué le rôle de griot (conteur) auprès de la communauté noire locale. Selon la tradition sénégalaise, le griot écoute des histoires et les associe à une pierre en particulier. Par la suite, il reconstitue chaque récit en sortant une pierre de son sac et en racontant l'histoire qui lui est associée. Avant et après la guerre de 1812, Pierpoint a parcouru le Haut‑Canada, afin d'écouter les récits de la communauté noire et de les retransmettre.

En 1794, Richard Pierpoint et plusieurs esclaves affranchis ont présenté une requête au gouvernement du Haut‑Canada, afin qu'il leur octroie des terres adjacentes plutôt que des lots dispersés parmi ceux des colons blancs. La pétition des Nègres libres, selon l'expression consacrée, visait à créer une communauté noire où l'entraide et le soutien mutuel seraient favorisés. On l'a rejetée pour des motifs inconnus.

Lors de la guerre de 1812, à l'âge de 68 ans, Richard Pierpoint a soumis une pétition à l'armée pour assurer la création d'une unité d'hommes de couleur. Cette pétition permettrait de produire une liste d'hommes noirs qui avaient juré de livrer bataille au sein de la région. À l'origine, la pétition a été rejetée, mais finalement, le capitaine Robert Runchey s'est vu confier le commandement de l'unité, nommée « compagnie des hommes de couleur du capitaine Runchey », ou Coloured Corps. La compagnie a combattu à Queenston Heights le 13 octobre 1812. (Elle comptait parmi les premiers renforts qui ont fait leur arrivée sur les hauteurs de Queenston afin de soutenir les guerriers de la rivière Grand et leur chef mohawk, John Norton.) Elle a grandement contribué à l'effort de guerre dans l'ensemble de la région du Niagara. En 1813, les membres de cette compagnie étaient réaffectés au Corps provincial des artificiers. Ils ont servi tout au long de la guerre, en construisant et reconstruisant des postes stratégiques importants.

Après la guerre, Richard  Pierpoint est demeuré à Niagara, mais il y trouvait la vie difficile. En 1821, il a présenté une nouvelle pétition au gouvernement, pour lui demander cette fois‑ci qu'on le renvoie au Sénégal, son pays natal, à bord d'un navire. Encore une fois, la pétition de Pierpoint a été rejetée, mais on lui a concédé une terre à Garafraxa, canton situé près de la ville actuelle de Fergus. Il a pris possession de sa terre et est devenu l'un des chefs de file de la communauté noire, en aidant des esclaves affranchis à parcourir le « chemin de fer clandestin ». En outre, des colons écossais, en particulier James Webster, ont fait appel à Pierpoint lors de leur arrivée dans la région de Fergus. Richard Pierpoint serait décédé en 1837, vers l'âge de 93 ans. Il compte parmi les milliers de Loyalistes noirs qui ont accédé au Canada après la Révolution américaine. Bien que plusieurs d'entre eux aient affronté de grandes épreuves, ils ont formé néanmoins une partie importante du nouveau Canada. Richard Pierpoint a mené une vie extraordinaire, et cette Minute commémore les efforts qu'il a consacrés sans relâche à la promotion de la santé et de la subsistance de la communauté noire du Haut‑Canada.

DISTRIBUTION
  • Officier Howard – Ray Kahnert
  • Deaf Moses – Roney Lewis
  • Richard Pierpoint, jeune – Oke Nnawuchi
  • Officier Charles – Jordan Van Dyck
  • Richard Pierpoint, 68 ans – Rudy Webb
  • Narration – Pierre-Yves Cardinal

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John McCrae

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John McCrae

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Le 8 décembre 1915, la revue Punch publiait un poème écrit à la mémoire des soldats morts dans les tranchées des Flandres durant la Première Guerre mondiale et intitulé In Flanders Fields. L'auteur, John McCrae de Guelph, en Ontario, y décrivait son expérience des batailles d'Ypres, en Belgique.

John McCrae se porta volontaire pour le premier contingent canadien peu après le début de la Première Guerre mondiale, en 1914. En avril 1915, il fut affecté à l'une des batteries d'artillerie d'Ypres en tant qu'officier médical. En service dans le secteur des pièces d'artillerie, écrivit-il dans ses lettres à la maison, il se rendait sur place pour soigner les blessés qui ne pouvaient être transportés au poste de secours avant la tombée de la nuit. Le 1er juin 1915, John McCrae fut muté à l'Hôpital général no 3 de Boulogne à titre de médecin-chef. Il resta à ce poste jusqu'à ce que la pneumonie l'emporte, le 28 janvier 1918.

Avant la guerre, il publia d'autres poèmes dans la revue de McGill, la University Magazine. In Flanders Fields fait partie d'une collection de poèmes publiée à titre posthume en 1919, dans le recueil intitulé In Fland Fields and Other Poems.

Formé à l'Université de Toronto, il a été nommé professeur titulaire en pathologie à l'Université McGill de Montréal en 1900. Il devint plus tard médecin à l'Hôpital Alexandra et médecin adjoint à l'Hôpital Royal Victoria de Montréal.

John McCrae n'en était pas à sa première guerre. Il avait été soldat d'artillerie (1899-1900) du contingent canadien détaché en Afrique du Sud durant la Guerre des Boers. Les Boers s'insurgèrent contre les Britanniques qui tentaient d'intégrer l'Afrique du Sud à leur empire. C'est un coup d'État raté, fomenté par Cecil Rhodes, le premier ministre de la colonie du Cap, qui déclencha ce conflit. Bien que les volontaires canadiens se rendirent en Afrique du Sud à la demande du gouvernement britannique, les dissensions au sein du Canada sur la question des Canadiens livrant une guerre coloniale britannique empêchèrent le premier ministre de l'époque, Wilfrid Laurier, d'envoyer des troupes régulières.

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Le chemin de la bravoure

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Le chemin de la bravoure

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La Première Guerre mondiale a déjà été connue sous le nom de Grande Guerre en raison de ses répercussions à l'échelle internationale, de la mobilisation massive de troupes, de munitions et de matériel qu'elle a exigés, et de son prix terrible en vies humaines. Selon certains, le jeune pays qu'était alors le Canada a atteint sa maturité au cours de ce conflit mondial. Des Canadiens ont connu la gloire au sein du Corps royal d'aviation : Billy Bishop et Raymond Collishaw ont survécu assez longtemps pour devenir des as de l'aviation, et Roy Brown a acquis la célébrité en abattant le Baron rouge. C'est aussi au cours de cette horrible guerre des tranchées que nombre de Canadiens ont fait preuve d'endurance et de courage.

Des Canadiens se sont battus et sont morts lors d'affrontements à Ypres, au mont Sorrel, à Beaumont Hamel, à Courcelette, sur le Crête de Vimy, à Passchendaele et à Amiens. Soixante-neuf soldats canadiens ont reçu la Croix de Victoria pendant la Première Guerre mondiale. Trois d'entre eux demeuraient rue Pine, à Winnipeg. Plus tard, en leur honneur, cette rue a été rebaptisée Valour Road, c'est-à-dire " chemin de la bravoure ".

Le caporal Leo Clarke a obtenu sa Croix de Victoria pour sa bravoure dans les tranchées au cours de la bataille de la Somme. Clarke se retrouva seul face à 20 soldats ennemis. Au lieu de se rendre, il riposta en vidant son révolver deux fois, puis en se servant d'un fusil allemand qu'il avait ramassé par terre. Au cours de la bataille qui s'ensuivit, un officier allemand plongea sa baïonnette dans le genou de Clarke avant que celui-ci puisse tirer sur son adversaire. Blessé et ensanglanté, Clarke continua de se battre et poursuivit les soldats ennemis en fuite : il en tua quatre et en fit un prisonnier. En dépit de l'ordre de se rendre à l'hôpital, il retourna au champ de bataille le lendemain. Leo Clarke mourut au combat un mois plus tard.

La Croix de Victoria a été décernée au sergent-major Frederick William Hall pour avoir donné sa vie pour un camarade pendant la bataille d'Ypres. Sa compagnie immobilisée dans les tranchées sous le feu ennemi intense, Hall sortit deux fois à la faveur de la nuit pour ramener des soldats blessés. Le 21 février 1915 au matin, on entendait depuis les tranchées les gémissements d'un soldat blessé sur le champ de bataille. Hall et deux autres se portèrent volontaires pour aller le chercher, mais dès qu'ils émergèrent de la tranchée, ils furent la cible d'un feu nourri. Les deux autres hommes furent blessés ; tous durent reculer. Quelques minutes plus tard, Hall sortit seul en plein jour pour affronter les fusils ennemis. Sous une pluie de balles, il rampa le long du terrain. Arrivé auprès du soldat atteint, Hall réussit à se glisser sous lui en se contorsionnant. Il commença à le déplacer sur son dos vers ses propres lignes. Toutefois, lorsque Hall leva la tête pour s'orienter, il reçut une balle qui le tua instantanément.

Durant la bataille de Passchendaele, le lieutenant Robert Shankland conduisit ses troupes vers une position avancée qu'elles maintinrent au cours d'une contre-attaque violente. Sachant qu'une description exacte de la position de sa compagnie était cruciale pour le plan d'attaque des Alliés, Shankland traversa seul le champ de bataille, livra les renseignements nécessaires au poste de commandement et s'en retourna par le même chemin. Après avoir rejoint ses troupes, Shankland continua de se battre jusqu'à la fin de l'engagement. La citation de sa Croix de Victoria fait l'éloge de son courage, de son empressement et de ses compétences, et souligne l'exemple qu'il a donné aux troupes qui étaient sous ses ordres. Des trois récipiendaires de la Croix de Victoria qui avaient habité Valour Road, seul Shankland a survécu à la guerre.

L'héroïsme d'hommes tel que Clarke, Hall et Shankland ne pourra jamais effacer la misère, l'horreur et les dommages qu'engendre la guerre. Les Canadiens ont rarement glorifié leur participation à des conflits. Ils ont plutôt tendance à considérer les états de service de nos soldats au cours de la Grande Guerre comme l'expression du devoir inévitable qu'ont accepté des hommes courageux face à une tragédie mondiale. Plus de 50 000 jeunes Canadiens sont morts pendant la Première Guerre mondiale. Celle-ci terminée, les survivants sont rentrés au pays, vieillis et affligés, nourrissant l'espoir qu'il n'y aurait jamais plus de guerre semblable.

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La crête de Vimy

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La crête de Vimy

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L’une des plus grandes batailles de l’histoire du Canada est sans doute celle de la crête de Vimy, qui débuta le 9 avril 1917. La bravoure et la vaillance des Canadiens menèrent à la victoire des Forces alliées. Cette bataille est considérée comme le point tournant de la Première Guerre mondiale.

La crête de Vimy était un bastion très difficile à percer. C’est là que la ligne fortifiée allemande d’Hindenburg croisait leurs principales tranchées menant vers le nord à partir de la côte 70, près d’Arras, en France. Les fortifications allemandes comportaient trois rangs de tranchées, du fil barbelé et de profonds tunnels. La pente naturelle de la colline offrait peu de protection aux troupes alliées. Les tentatives des Français pour prendre la ligne tout au long de l’année 1915 échouèrent, causant la mort de près de 150 000 soldats français. Lorsque l’armée britannique releva les Français en mars 1916, elle fut repoussée avant de pouvoir planifier une grande attaque. Le but principal de la bataille de la crête de Vimy était de percer les lignes allemandes, qualifiées d’impénétrables.

Pour la première fois au cours de la Première Guerre mondiale, les quatre divisions canadiennes combattirent sur le même terrain. Elles étaient dirigées par Sir Arthur William Currie, qui fut le premier commandant canadien du Corps d’armée canadien. Le commandant Currie tint à garder les divisions canadiennes ensemble, plutôt que de les combiner aux unités britanniques. C’était la première fois que les Canadiens combattaient ensemble, et ils remportèrent une superbe victoire en obligeant les Allemands à battre en retraite.

Tôt le matin du 9 avril 1917, 20 000 soldats attaquèrent dans une première vague de combats. Au cours de l’après-midi, les deux lignes de front furent prises par le Corps d’armée canadien. Le 12 avril, toute la crête était sous le contrôle des alliés. Lorsque la côte 145, le sommet le plus élevé de la crête, tomba, l’opération fut considérée comme un succès retentissant. La crête demeura entre les mains des alliés pour toute la durée de la guerre.

Cependant, le bilan de la bataille de la crête de Vimy fut très lourd : on y dénombra 10 602 soldats blessés, dont 3 598 morts au combat. Du côté allemand, on compta 20 000 soldats blessés ou tués. Au cours de cette seule campagne, quatre Canadiens obtinrent la Croix de Victoria et tout le contingent canadien fut honoré pour sa bravoure.

CAST
  • Arthur Currie – Richard Fitzpatrick
  • Général – Cedric Smith
  • Officier britannique – Randy Triggs

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