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Le chemin de la bravoure

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Le chemin de la bravoure

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Un moment de notre histoire...

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La Première Guerre mondiale a déjà été connue sous le nom de Grande Guerre en raison de ses répercussions à l'échelle internationale, de la mobilisation massive de troupes, de munitions et de matériel qu'elle a exigés, et de son prix terrible en vies humaines. Selon certains, le jeune pays qu'était alors le Canada a atteint sa maturité au cours de ce conflit mondial. Des Canadiens ont connu la gloire au sein du Corps royal d'aviation : Billy Bishop et Raymond Collishaw ont survécu assez longtemps pour devenir des as de l'aviation, et Roy Brown a acquis la célébrité en abattant le Baron rouge. C'est aussi au cours de cette horrible guerre des tranchées que nombre de Canadiens ont fait preuve d'endurance et de courage.

Des Canadiens se sont battus et sont morts lors d'affrontements à Ypres, au mont Sorrel, à Beaumont Hamel, à Courcelette, sur le Crête de Vimy, à Passchendaele et à Amiens. Soixante-neuf soldats canadiens ont reçu la Croix de Victoria pendant la Première Guerre mondiale. Trois d'entre eux demeuraient rue Pine, à Winnipeg. Plus tard, en leur honneur, cette rue a été rebaptisée Valour Road, c'est-à-dire " chemin de la bravoure ".

Le caporal Leo Clarke a obtenu sa Croix de Victoria pour sa bravoure dans les tranchées au cours de la bataille de la Somme. Clarke se retrouva seul face à 20 soldats ennemis. Au lieu de se rendre, il riposta en vidant son révolver deux fois, puis en se servant d'un fusil allemand qu'il avait ramassé par terre. Au cours de la bataille qui s'ensuivit, un officier allemand plongea sa baïonnette dans le genou de Clarke avant que celui-ci puisse tirer sur son adversaire. Blessé et ensanglanté, Clarke continua de se battre et poursuivit les soldats ennemis en fuite : il en tua quatre et en fit un prisonnier. En dépit de l'ordre de se rendre à l'hôpital, il retourna au champ de bataille le lendemain. Leo Clarke mourut au combat un mois plus tard.

La Croix de Victoria a été décernée au sergent-major Frederick William Hall pour avoir donné sa vie pour un camarade pendant la bataille d'Ypres. Sa compagnie immobilisée dans les tranchées sous le feu ennemi intense, Hall sortit deux fois à la faveur de la nuit pour ramener des soldats blessés. Le 21 février 1915 au matin, on entendait depuis les tranchées les gémissements d'un soldat blessé sur le champ de bataille. Hall et deux autres se portèrent volontaires pour aller le chercher, mais dès qu'ils émergèrent de la tranchée, ils furent la cible d'un feu nourri. Les deux autres hommes furent blessés ; tous durent reculer. Quelques minutes plus tard, Hall sortit seul en plein jour pour affronter les fusils ennemis. Sous une pluie de balles, il rampa le long du terrain. Arrivé auprès du soldat atteint, Hall réussit à se glisser sous lui en se contorsionnant. Il commença à le déplacer sur son dos vers ses propres lignes. Toutefois, lorsque Hall leva la tête pour s'orienter, il reçut une balle qui le tua instantanément.

Durant la bataille de Passchendaele, le lieutenant Robert Shankland conduisit ses troupes vers une position avancée qu'elles maintinrent au cours d'une contre-attaque violente. Sachant qu'une description exacte de la position de sa compagnie était cruciale pour le plan d'attaque des Alliés, Shankland traversa seul le champ de bataille, livra les renseignements nécessaires au poste de commandement et s'en retourna par le même chemin. Après avoir rejoint ses troupes, Shankland continua de se battre jusqu'à la fin de l'engagement. La citation de sa Croix de Victoria fait l'éloge de son courage, de son empressement et de ses compétences, et souligne l'exemple qu'il a donné aux troupes qui étaient sous ses ordres. Des trois récipiendaires de la Croix de Victoria qui avaient habité Valour Road, seul Shankland a survécu à la guerre.

L'héroïsme d'hommes tel que Clarke, Hall et Shankland ne pourra jamais effacer la misère, l'horreur et les dommages qu'engendre la guerre. Les Canadiens ont rarement glorifié leur participation à des conflits. Ils ont plutôt tendance à considérer les états de service de nos soldats au cours de la Grande Guerre comme l'expression du devoir inévitable qu'ont accepté des hommes courageux face à une tragédie mondiale. Plus de 50 000 jeunes Canadiens sont morts pendant la Première Guerre mondiale. Celle-ci terminée, les survivants sont rentrés au pays, vieillis et affligés, nourrissant l'espoir qu'il n'y aurait jamais plus de guerre semblable.

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La crête de Vimy

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La crête de Vimy

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L’une des plus grandes batailles de l’histoire du Canada est sans doute celle de la crête de Vimy, qui débuta le 9 avril 1917. La bravoure et la vaillance des Canadiens menèrent à la victoire des Forces alliées. Cette bataille est considérée comme le point tournant de la Première Guerre mondiale.

La crête de Vimy était un bastion très difficile à percer. C’est là que la ligne fortifiée allemande d’Hindenburg croisait leurs principales tranchées menant vers le nord à partir de la côte 70, près d’Arras, en France. Les fortifications allemandes comportaient trois rangs de tranchées, du fil barbelé et de profonds tunnels. La pente naturelle de la colline offrait peu de protection aux troupes alliées. Les tentatives des Français pour prendre la ligne tout au long de l’année 1915 échouèrent, causant la mort de près de 150 000 soldats français. Lorsque l’armée britannique releva les Français en mars 1916, elle fut repoussée avant de pouvoir planifier une grande attaque. Le but principal de la bataille de la crête de Vimy était de percer les lignes allemandes, qualifiées d’impénétrables.

Pour la première fois au cours de la Première Guerre mondiale, les quatre divisions canadiennes combattirent sur le même terrain. Elles étaient dirigées par Sir Arthur William Currie, qui fut le premier commandant canadien du Corps d’armée canadien. Le commandant Currie tint à garder les divisions canadiennes ensemble, plutôt que de les combiner aux unités britanniques. C’était la première fois que les Canadiens combattaient ensemble, et ils remportèrent une superbe victoire en obligeant les Allemands à battre en retraite.

Tôt le matin du 9 avril 1917, 20 000 soldats attaquèrent dans une première vague de combats. Au cours de l’après-midi, les deux lignes de front furent prises par le Corps d’armée canadien. Le 12 avril, toute la crête était sous le contrôle des alliés. Lorsque la côte 145, le sommet le plus élevé de la crête, tomba, l’opération fut considérée comme un succès retentissant. La crête demeura entre les mains des alliés pour toute la durée de la guerre.

Cependant, le bilan de la bataille de la crête de Vimy fut très lourd : on y dénombra 10 602 soldats blessés, dont 3 598 morts au combat. Du côté allemand, on compta 20 000 soldats blessés ou tués. Au cours de cette seule campagne, quatre Canadiens obtinrent la Croix de Victoria et tout le contingent canadien fut honoré pour sa bravoure.

CAST
  • Arthur Currie – Richard Fitzpatrick
  • Général – Cedric Smith
  • Officier britannique – Randy Triggs

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Superman

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Superman a bondi des bandes dessinées aux feuilletons radiophoniques au cours des années 1940, puis au petit écran dès la décennie suivante. Au début de chaque épisode, un annonceur proclamait d'une voix haletante que le surhomme à la cape revenait défendre " la Vérité, la Justice et le Mode de vie américain ". Qui se serait douté que ce grand héros américain était une création canadienne ?

Le père de Superman, Joe Shuster, et son ami Jerry Siegel, ont conçu dès l'âge de 17 ans l'idée d'un " visiteur étrange venant d'une autre planète et doué de pouvoirs et d'aptitudes de loin supérieurs à ceux des mortels ". Né à Toronto, Joe Shuster vivait alors à Cleveland, bien que la majeure partie de sa parenté demeurait au Canada (y compris son cousin Frank, qui parviendra lui-même à la célébrité à titre de membre du duo de comiques canadiens Wayne and Shuster).

Selon le romancier Mordecai Richler, le Superman de Shuster est l'expression accomplie de la psyché canadienne. Le puissant " homme de fer " cache sa force, sa vitesse et ses pouvoirs extraordinaires sous I'apparence fade et effacée du faible Clark Kent. II s'agit d'un héros qui ne s'attribue pas le mérite de son héroïsme, un personnage fascinant vêtu d'une cape et de collants qui se contente de vivre sa vie de tous les jours en complet brun, derrière des lunettes d'écaille.

Richler suggère avec ironie que Superman, et son modeste alter ego, est l'archétype de la personnalité canadienne, promue " héros universel " et célébrée dans le monde entier à titre de championne des nobles causes.

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