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La crête de Vimy

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La crête de Vimy

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L’une des plus grandes batailles de l’histoire du Canada est sans doute celle de la crête de Vimy, qui débuta le 9 avril 1917. La bravoure et la vaillance des Canadiens menèrent à la victoire des Forces alliées. Cette bataille est considérée comme le point tournant de la Première Guerre mondiale.

La crête de Vimy était un bastion très difficile à percer. C’est là que la ligne fortifiée allemande d’Hindenburg croisait leurs principales tranchées menant vers le nord à partir de la côte 70, près d’Arras, en France. Les fortifications allemandes comportaient trois rangs de tranchées, du fil barbelé et de profonds tunnels. La pente naturelle de la colline offrait peu de protection aux troupes alliées. Les tentatives des Français pour prendre la ligne tout au long de l’année 1915 échouèrent, causant la mort de près de 150 000 soldats français. Lorsque l’armée britannique releva les Français en mars 1916, elle fut repoussée avant de pouvoir planifier une grande attaque. Le but principal de la bataille de la crête de Vimy était de percer les lignes allemandes, qualifiées d’impénétrables.

Pour la première fois au cours de la Première Guerre mondiale, les quatre divisions canadiennes combattirent sur le même terrain. Elles étaient dirigées par Sir Arthur William Currie, qui fut le premier commandant canadien du Corps d’armée canadien. Le commandant Currie tint à garder les divisions canadiennes ensemble, plutôt que de les combiner aux unités britanniques. C’était la première fois que les Canadiens combattaient ensemble, et ils remportèrent une superbe victoire en obligeant les Allemands à battre en retraite.

Tôt le matin du 9 avril 1917, 20 000 soldats attaquèrent dans une première vague de combats. Au cours de l’après-midi, les deux lignes de front furent prises par le Corps d’armée canadien. Le 12 avril, toute la crête était sous le contrôle des alliés. Lorsque la côte 145, le sommet le plus élevé de la crête, tomba, l’opération fut considérée comme un succès retentissant. La crête demeura entre les mains des alliés pour toute la durée de la guerre.

Cependant, le bilan de la bataille de la crête de Vimy fut très lourd : on y dénombra 10 602 soldats blessés, dont 3 598 morts au combat. Du côté allemand, on compta 20 000 soldats blessés ou tués. Au cours de cette seule campagne, quatre Canadiens obtinrent la Croix de Victoria et tout le contingent canadien fut honoré pour sa bravoure.

CAST
  • Arthur Currie – Richard Fitzpatrick
  • Général – Cedric Smith
  • Officier britannique – Randy Triggs

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Superman

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Superman a bondi des bandes dessinées aux feuilletons radiophoniques au cours des années 1940, puis au petit écran dès la décennie suivante. Au début de chaque épisode, un annonceur proclamait d'une voix haletante que le surhomme à la cape revenait défendre " la Vérité, la Justice et le Mode de vie américain ". Qui se serait douté que ce grand héros américain était une création canadienne ?

Le père de Superman, Joe Shuster, et son ami Jerry Siegel, ont conçu dès l'âge de 17 ans l'idée d'un " visiteur étrange venant d'une autre planète et doué de pouvoirs et d'aptitudes de loin supérieurs à ceux des mortels ". Né à Toronto, Joe Shuster vivait alors à Cleveland, bien que la majeure partie de sa parenté demeurait au Canada (y compris son cousin Frank, qui parviendra lui-même à la célébrité à titre de membre du duo de comiques canadiens Wayne and Shuster).

Selon le romancier Mordecai Richler, le Superman de Shuster est l'expression accomplie de la psyché canadienne. Le puissant " homme de fer " cache sa force, sa vitesse et ses pouvoirs extraordinaires sous I'apparence fade et effacée du faible Clark Kent. II s'agit d'un héros qui ne s'attribue pas le mérite de son héroïsme, un personnage fascinant vêtu d'une cape et de collants qui se contente de vivre sa vie de tous les jours en complet brun, derrière des lunettes d'écaille.

Richler suggère avec ironie que Superman, et son modeste alter ego, est l'archétype de la personnalité canadienne, promue " héros universel " et célébrée dans le monde entier à titre de championne des nobles causes.

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