French

Viola Desmond

LECTURE EN COURS

Viola Desmond

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Le soir du 8 novembre 1946, la femme d’affaire de Halifax Viola Irene Desmond (née Davis), fait un arrêt impromptu dans la petite communauté de New Glasgow après que sa voiture soit tombée en panne en route vers une réunion d’affaires à Sydney, en Nouvelle-Écosse. Ayant été avertie qu’elle devrait attendre quelques heures avant de récupérer sa voiture, elle décide d’aller voir le film La double énigme, mettant en vedette Olivia de Havilland, au Roseland Theatre. Desmond demande un billet pour le parterre (« parterre s’il vous plaît »). Sans en informer Desmond, le caissier lui remet un billet pour le balcon, la section réservée normalement aux clients n’étant pas blancs.

Après avoir été interpelée par le vérificateur des billets lui disant que le sien n’est valide que pour le deuxième étage, Desmond retourne voir le caissier et demande que son billet soit échangé pour un billet au parterre. Le caissier refuse, affirmant « Je suis désolé, mais je n’ai pas le droit de vendre des billets pour le parterre aux gens comme vous ». Réalisant que le caissier fait référence à la couleur de sa peau, Desmond décide de s’asseoir au parterre tout de même.

Henry MacNeil, gérant du Roseland Theatre, confronte Desmond. Il affirme que le cinéma a le droit de « refuser l’entrée à toute personne indésirable ». Desmond fait remarquer qu’elle a été admise, et qu’elle a essayé d’échanger son billet pour un billet du parterre. Elle a même offert de payer la différence, mais on le lui a refusé.  « Lorsqu’elle a refusé de quitter son siège, un policier a été appelé. Il a traîné Desmond hors du cinéma, la blessant à la hanche et au genou en chemin, et l’a amenée dans le cachot de la ville. Sous le choc et effrayée, elle est restée calme, se tenant assise et droite toute la nuit dans sa cellule, attendant son procès du lendemain. »

Dans la salle du procès, le magistrat Roderick MacKay, seul représentant légal officiel présent, accuse Desmond de tentative de fraude envers le gouvernement provincial en se basant sur son supposé refus à payer la taxe d’amusement d’un sou (la différence de taxe entre le prix du billet du parterre et celui du balcon). Malgré son insistance sur le fait que l’on ait refusé qu’elle paie la différence, il lui impose une amende de 26 $. À aucun moment Desmond reçoit-elle de l’aide juridique ou est-elle informée qu’elle y a droit. Plus particulièrement, à aucun moment la question de la race est-elle soulevée, alors qu’il est clair que le vrai « crime » commis par Desmond est d’avoir enfreint la règle de ségrégation raciale implicite du Roseland Theatre.

Suivant les conseils de Mme Pearleen Oliver, une cliente régulière du salon de beauté de Desmond et la femme du révérend William Pearly Oliver, Viola cherche le soutien de l’Association pour l’avancement des personnes de couleur de la Nouvelle-Écosse (NSAACP). Même avec la certitude du soutien de la NSAACP si elle décide de contester sa condamnation, le mari de Desmond, Jack, un homme d’affaire important de la communauté noire de Halifax, s’oppose à ce qu’elle aille en appel. Sa suggestion est: « Parles-en au bon Dieu en prière ».

D’autres personnes de la communauté sont plus encourageantes. Carrie Best, fondatrice du journal The Clarion et ardent défenseur de l’égalité raciale, s’intéresse personnellement à ce cas. Son journal suit de près l’histoire de Desmond, lui cédant souvent la couverture et attirant l’attention sur l’injustice de sa condamnation. La Minute du patrimoine à propos de Viola Desmond se termine avec Best qui demande à Desmond si elle planifie aller en appel. Avec une détermination courageuse, Viola Desmond affirme que oui.

Par la suite, l’avocat de Desmond effectue sans succès deux demandes d’appel auprès de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, avant de cesser toutes autres procédures judiciaires pour ce cas. À aucun moment durant les procédures impliquant la Cour suprême, la question de la discrimination raciale est-elle abordée par la défense. Au moment de rejeter le cas, le juge William Lorimer Hall affirme: « On peut se demander si le directeur du théâtre qui a déposé la plainte était si zélé à cause d'une réelle croyance qu'il y avait eu une tentative de frauder la province de la Nouvelle-Écosse de la somme d’un sou, ou s’il s’agissait plutôt d’un effort pour appliquer clandestinement une des lois Jim Crow par une utilisation abusive d'un état publique. »

Le 15 avril 2010, Viola Desmond reçoit un pardon posthume de la part de la llieutenant-gouverneure de la Nouvelle-Écosse Mayann Francis. Le pardon, accompagné d’une déclaration publique et d’excuses de la province, reconnaît que la condamnation de Desmond était une erreur judiciaire et que les accusations n’auraient jamais dû être portées.

DISTRIBUTION
  • Viola Desmond – Kandyse McClure
  • Carrie Best – Melannee Murray
  • Vendeuse de billets – Stacie Harrison
  • Henry MacNeil, gérant – Kevin Rothery
  • Révérend Oliver – Dwight Lane
  • Jack Desmond – Kudjo Fiakpui
  • Policier – Jodi Stecyk

Ressources pédagogiques

Terry Fox

LECTURE EN COURS

Terry Fox

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Le 4 mars 1977, suite à une scintigraphie osseuse afin d’enquêter sur une douleur sévère dans la jambe droite de Terry Fox, les pires soupçons de son chirurgien orthopédique sont confirmés:  Terry Fox a un ostéosarcome, une forme de cancer des os qui commence souvent au niveau du genou. À cause de la propagation rapide du cancer, les docteurs estiment que la meilleure chance de survie pour Terry Fox est l’amputation de sa jambe droite, suivie d’un traitement de chimiothérapie.

Le 9 mars 1977, alors que Fox n’a que 18 ans, les docteurs amputent sa jambe droite, 15 centimètres au-dessus du genou.

Le soir avant la chirurgie qui changera le cours de sa vie, Fox lit un article dans le magazine Runner’s World qui lui dévoile une nouvelle voie – une voie qui allait lui créer une place au sein de l’histoire canadienne. L’article est au sujet de Dick Traum, un amputé qui a couru le marathon de la ville de New York. Le lendemain, Fox montre l’article à une infirmière en disant: « Un jour je serai comme ça ».

Quelques semaines seulement après sa chirurgie, Fox marche avec l’aide d’une jambe artificielle. Malgré le supplice physique et émotionnel qu’est la chimiothérapie, il se sent choyé en comparaison avec d’autres enfants qu’il aperçoit à la clinique, plusieurs étant mourants. Non seulement ressent-il de la compassion à leur égard, mais il ressent aussi un sentiment de responsabilité du fait qu’il soit un survivant. Il devient alors déterminé d’accomplir quelque chose pour aider. Inspiré par l’exemple de Traum, Fox décide qu’il va courir à travers le Canada afin de sensibiliser la population et d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer.

« J’ai vu des gens qui souffraient atrocement. Le peu de douleur que j’éprouve n’est rien. Ils ne peuvent arrêter de souffrir, et je ne peux m’effondrer à chaque fois que j’ai un peu de douleur. »

>Sa prothèse subit plusieurs modifications afin qu’il puisse mieux supporter l’impact de la course sur une longue distance, mais elle reste quand même gênante et inconfortable. Fidèle à lui-même, Fox persiste et débute son Marathon de l’espoir à travers le pays le 12 avril 1980, trempant sa jambe artificielle dans l’océan Atlantique près de Saint-John’s, Terre-Neuve. C’est un début froid et humide pour ce parcours héroïque le long de l’autoroute Transcandienne.

Normalement, Fox se lève avant le jour et court approximativement 42 kilomètres (un marathon) chaque jour. Il est soutenu par son ami de longue date Doug Alward, qui conduit la camionnette, et son frère Darrell, qui court aux côtés de Terry, amassant les dons des spectateurs dans quelque réceptacle qu’il peut trouver.  

« Vingt-six miles est désormais mon minimum quotidien. C’est un pays magnifique, calme et paisible. J’adore cela. » En plus de risquer de se faire frapper par des voitures ou des camions à quelques reprises dans les Maritimes et au Québec, Fox trouve la réception des gens dans ces provinces, où peu de gens semblent être au courant de son Marathon de l’espoir, décevante.

Au moment de fouler le sol de l’Ontario, la couverture des médias nationaux est devenue plus importante. Cela est dû en partie aux efforts de Bill Vigars, de la Société canadienne du cancer, qui organise des rassemblements publics le long du chemin afin de profiter de l’attitude accessible et sincère de Terry. Le but est d’associer un visage au Marathon de l’espoir, et les gens de déplacent bientôt en masses. La couverture de l’événement est telle que la police provinciale se porte volontaire pour l’accompagner afin d’assurer sa sécurité sur la route.

« Si je devais mourir, je mourrais heureux parce que j’aurais fait ce que je voulais faire. Combien de gens peuvent en dire autant? Je veux devenir un exemple qui ne sera jamais oublié. »

Après avoir été accueilli en héros national dans le sud de l’Ontario, Terry débute la deuxième moitié de son voyage à travers le pays, traversant le terrain accidenté du nord de l’Ontario en passant au travers de villes comme Craighurst, Blind River, et Marathon. Cependant, les choses changent dramatiquement le 1er septembre 1980 alors qu’il se met à tousser.

Le cancer a envahi ses poumons. Terry est forcé d’arrêter de courir. À ce point, il a couru pendant 143 jours et a parcouru 5373 kilomètres.

Le 18 septembre 1980, Terry Fox devient le plus jeune compagnon de l’Ordre du Canada lors d’une cérémonie spéciale dans sa ville d’origine de Port Coquitlam en Colombie-Britannique.

Au 1er février 1981, Terry a accompli son rêve d’amasser un dollar pour chaque personne au Canada.  

Bien que Terry ait juré de compléter sa course à travers le Canada, il n’est jamais capable de reprendre la route. Il meurt le 28 juin 1981 au Royal Columbian Hospital à New Westminster, en Colombie-Britannique, un mois seulement après son 23e anniversaire.

Terry Fox a traversé plus de la moitié du Canada à la course afin d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer. Chaque année, des millions de gens partout dans le monde perpétuent la tradition du Marathon de l’espoir en son nom.

Toutes les citations sont traduites de l’anglais, et proviennent de Terry Fox. Elles peuvent être retrouvées ici:

http://www.terryfox.org/TerryFox/terrys_journal_entries_and_map.html

http://www.terryfox.org/TerryFox/Quotes_from_Terry.html

CAST
  • Terry Fox – Jared Huumonen
  • Narration – Marie-Claude Lavallée

Ressources pédagogiques

Les infirmières canadiennes

LECTURE EN COURS

Les infirmières canadiennes

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

L’histoire du Canada en temps de guerre est remplie de récits de bravoure, et les infirmières canadiennes qui ont servi au sein de l’armée durant la Rébellion du Nord-Ouest, la guerre des Bœrs, les Première et Deuxième Guerres mondiales et la guerre de Corée étaient sans aucun doute parmi les plus courageuses. Pendant qu’elles pratiquaient leurs fonctions, des douzaines sont mortes à cause d’attaques de l’ennemi et de maladies.

Durant la Première Guerre mondiale (1914–1918), les infirmières canadiennes sont en service au Canada, en Angleterre, en France, en Belgique, en Russie et autour de la Méditerranée. Surnommées les « geais bleus » par des soldats heureux d’apercevoir leurs robes bleues et leurs voiles blancs, elles reçoivent plusieurs distinctions et se forgent une excellente réputation grâce à leur courage et leur compassion. Cinquante-trois infirmières décèdent en fonction, soit à la suite d’une attaque de l’ennemi ou à la suite d’une maladie contractée d’un patient.

Les infirmières canadiennes sont entraînées au sujet des lois militaires, de la lecture de cartes et de la sécurité, reçoivent des instructions en cas d’attaque au gaz, d’évacuation de victimes et sont formées pour les manœuvres militaires de grande envergure durant les Guerres mondiales. En guise d’hôpitaux, elles travaillent dans des conditions allant de tentes en toile avec des plancher de bois jusqu’à des bâtiments convertis.

Cette Minute du patrimoine raconte l’histoire d’Eden Pringle et Eleanor Thompson, deux des près de 3000 infirmières canadiennes ayant servi durant la Première Guerre mondiale. Pringle et Thompson sont en fonction à l’Hôpital stationnaire canadien numéro 3 (No. 3 CSH) à Doullens (près d’Amiens, en France), lorsque celui-ci est attaqué le 30 mai 1918 à 00 h 15. Un avion allemand laisse d’abord tomber une fusée afin d’illuminer sa cible, suivi de plusieurs bombes. L’une d’elles touche le bâtiment principal, juste au-dessus des appartements du sergent, au troisième étage. La structure centrale s’effondre et prend en feu, incinérant la salle des officiers au deuxième étage et le bloc opératoire, où Pringle est en service. Pringle, 24 ans, était une diplômée de l’Hôpital général de Vancouver, et s’était enrôlée le 12 mai 1917. Elle avait d’abord été assignée à l’Hôpital de la Croix-Rouge canadienne à Buxton, en Angleterre, en juin 1917, puis à Doullens en juillet de la même année. Le bloc opératoire est anéanti par ce bombardement, et on raconte que les gens travaillant dans le bloc ne sont ensuite « pas reconnaissables ». Pringle est la plus jeune infirmière canadienne à mourir durant la Première Guerre mondiale.

Eleanor Jean Thompson, 30 ans, de Valleyfield, Québec, est l’une des infirmières présentes dans la salle de réanimation attenante au bloc opératoire. Elle s’était enrôlée à Montréal le 1er février 1916 et était arrivée au No. 3 CSH a peine trois semaines avant le bombardement. Durant l’attaque, elle est renversée par une lourde poutre et frappée aux jambes, mais elle réussit éventuellement à se retirer des débris. Avec l’aide d’une autre infirmière, Meta Hodge, Thompson éteint des feux allumés par des radiateurs au mazout renversés et organise l’évacuation de patients dans la pièce, certains devant glisser sur la pile de débris, l’escalier ayant disparu. Thompson et Hodge restent dans l’aile jusqu’à ce que tous les patients aient été évacués.

Au total, 32 patients et membres du personnel sont tués, et 17 sont blessés.

Bien que Thompson n’ait pas de blessures visibles, elle se met à souffrir de migraines chroniques sévères et d’insomnie presque immédiatement. Elle demeure en service actif pendant plusieurs mois avant d’être finalement admise à l’hôpital en mars 1919, où elle est diagnostiquée d’un « handicap nerveux », nommé aujourd’hui « trouble de stress post-traumatique ». Suite à une recommandation du conseil médical de l’armée affirmant qu’elle devrait obtenir son congé de l’armée pour retourner à la vie civile en raison de sa condition fragile, Eleanor retourne au Canada en 1919. Elle meurt à Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, en 1964, à l’âge de 75 ans.

Les responsables militaires canadiens, impressionnés par les actions courageuses des infirmières canadiennes face aux tirs ennemis, soumettent des recommandations pour décerner aux infirmières canadiennes la Croix militaire, un honneur normalement réservé aux officiers subalternes. L’idée est que les accomplissements des infirmières canadiennes sont égaux à ceux de leurs collègues masculins et le Canada insiste pour qu’elles soient reconnues en conséquence. Cependant, les autorités britanniques n’approuvent pas. Elles estiment qu’étant donné leur grade sur le champ de bataille, les infirmières canadiennes ne devraient être éligibles que pour la Médaille militaire, l’équivalent de la Croix rouge royale, décernée à une infirmière pour son service au sein de sa profession. Dans un refus obstiné d’évoluer au-delà des normes reliées au genre déjà établies, et ce malgré la présence grandissante des femmes aussi près du front, la décision des autorités britannique prévaut.

En 1919, Eleanor Thompson est l’une des huit infirmières canadiennes à recevoir la Médaille militaire pour sa « bravoure et son dévouement au cours d'un raid aérien de l'ennemi ». Bien qu’il ne s’agisse pas de l’honneur que les responsables canadiens auraient souhaité, ils s’agit tout de même d’un honneur exceptionnel qui souligne le rôle changeant des femmes sur le champ de bataille.

DISTRIBUTION
  • Eden Lyal Pringle – Siobhan Williams
  • Eleanor Jean Thompson – Myla Southward
  • Narration – Maxim Roy

Ressources pédagogiques

Superman

LECTURE EN COURS

Superman

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Superman a bondi des bandes dessinées aux feuilletons radiophoniques au cours des années 1940, puis au petit écran dès la décennie suivante. Au début de chaque épisode, un annonceur proclamait d'une voix haletante que le surhomme à la cape revenait défendre " la Vérité, la Justice et le Mode de vie américain ". Qui se serait douté que ce grand héros américain était une création canadienne ?

Le père de Superman, Joe Shuster, et son ami Jerry Siegel, ont conçu dès l'âge de 17 ans l'idée d'un " visiteur étrange venant d'une autre planète et doué de pouvoirs et d'aptitudes de loin supérieurs à ceux des mortels ". Né à Toronto, Joe Shuster vivait alors à Cleveland, bien que la majeure partie de sa parenté demeurait au Canada (y compris son cousin Frank, qui parviendra lui-même à la célébrité à titre de membre du duo de comiques canadiens Wayne and Shuster).

Selon le romancier Mordecai Richler, le Superman de Shuster est l'expression accomplie de la psyché canadienne. Le puissant " homme de fer " cache sa force, sa vitesse et ses pouvoirs extraordinaires sous I'apparence fade et effacée du faible Clark Kent. II s'agit d'un héros qui ne s'attribue pas le mérite de son héroïsme, un personnage fascinant vêtu d'une cape et de collants qui se contente de vivre sa vie de tous les jours en complet brun, derrière des lunettes d'écaille.

Richler suggère avec ironie que Superman, et son modeste alter ego, est l'archétype de la personnalité canadienne, promue " héros universel " et célébrée dans le monde entier à titre de championne des nobles causes.

DISTRIBUTION
  • Shuster – Adam Reid
  • Lois – Catherine Colvey

Ressources pédagogiques

L'explosion d'Halifax

LECTURE EN COURS

L'explosion d'Halifax

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Halifax est ravagée : 9 000 blessés, 2 000 morts. Parmi eux, le télégraphiste Vince Coleman.

Port d'Halifax, gare ferroviaire Richmond, le 6 décembre 1917, 9 h 05. " Qu'est-ce que tu fais? ", crie le commis principal William Lovett, tandis que le télégraphiste Vince Coleman, s'en retourne vers le bureau. " Il ne nous reste qu'une ou deux minutes ! Personne dans le bureau ne pourra s'en tirer. Tu es marié, tu as une famille à laquelle tu dois penser ! "

Vince Coleman songe plutôt aux trains de passagers qui filent à toute allure vers le port menacé. Il doit les arrêter.

Dans une geste de pure abnégation, Coleman télégraphie son avertissement urgent. A 9 h 06 précises, la pire explosion d'origine humaine avant la bombe atomique d'Hiroshima dévaste Halifax et provoque 2 000 morts, dont celle de Vince Coleman.

Halifax avait prospéré grâce à la Grande Guerre. Le port grouillait de convois de troupes et de matériel à destination de l'Europe. Le soir du 5 décembre, deux capitaines de navires attendent avec impatience leur départ. A bord de l'Imo, un navire de secours belge ancré dans le port, le capitaine From est contrarié parce qu'une inspection tardive le force à reporter son départ au matin.

Au large, mouille le vapeur français Mont Blanc, dont le capitaine, Aimé Le Medec, attend l'autorisation officielle pour entrer dans le port le matin suivant. Le capitaine Le Medec est inquiet, et pour cause. Quatre jours auparavant, on a chargé son cargo de milliers de tonnes d'acide, de TNT, de coton-poudre et de benzène : le Mont Blanc est une bombe flottante.

À 7 h 30, le 6 décembre, le Mont Blanc commence sa lente entrée dans le port au moment où l'Imo lève l'ancre. Forcé de s'engager du mauvais côté du chenal par un vapeur et un remorqueur, l'Imo poursuit son cap erroné en direction du Mont Blanc. Les deux navires s'aperçoivent. S'ensui une confusion de coups de sifflets stridents, de signaux incompris puis, à 8 h 45, une collision catastrophique.

Tandis qu'une fumée noire et des flammes s'échappent du Mont Blanc, une foule se presse sur l'embarcadère pour assister au spectacle. Des travailleurs d'usine, des débardeurs, des mères et des enfants se précipitent vers les endroits qui leur permettent de mieux voir ce qui se passe. Ces badauds n'ont pas idée du danger qui les guette.

Cependant, un marin, au fait de l'explosion imminente, se précipite au delà des cours de triage pour avertir Coleman et Lovett de quitter les lieux. Vince Coleman connaît bien les enjeux lorsqu'il retourne en courant vers le poste de contrôle pour y transmettre en morse son message crucial.

Au cours de la pire catastrophe de l'histoire canadienne, un homme sacrifie sa vie pour en sauver 700 autres.

DISTRIBUTION
  • Coleman – Ron Lea
  • Opérateur – Paul Stewart
  • Matelot – Richard Jutras
  • Harry – James Bradford
  • Mme. Jenkins – Judith Hilderman
  • Lovett – Griffith Brewer
  • Distribution additionnelle – Katherine Trowell

Ressources pédagogiques

Sam Steele

LECTURE EN COURS

Sam Steele

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

À n'en pas douter, Sam Steele, le surintendant de la Police montée du Nord-Ouest, aime l'action. Ayant contribué à bouter les contrebandiers du whisky hors de l'Ouest canadien, ce grand costaud de gendarme a également participé à la surveillance policière lors de la construction du Canadien Pacifique et à la restauration de la paix entre autochtones et colons blancs de la Colombie-Britannique. Enfin, nommé commandant du fort Macleod, marié et père de trois enfants, il aspire à une retraite paisible.

Mais la découverte des filons d'or de la Klondike vient bousculer ses plans. Il faut quelqu'un pour assurer l'ordre parmi les milliers de mineurs, surtout américains, qui envahissent le Yukon, quelqu'un qui puisse aussi affirmer la souveraineté du Canada sur le Klondike. Sam Steele est l'homme tout désigné.

En février 1898, Sam Steele débarque dans le port américain de Skagway, en Alaska. Exposée à tous les vents, la ville vit sous l'empire d'un tueur habile, dénommé Soapy Smith, qui s'est rendu maître des saloons et des dancings, où joueurs et entraîneuses s'acharnent à détrousser les chercheurs d'or. Steele est bien décidé à empêcher Smith et les rapaces de son espèce d'imposer leur loi en territoire canadien.

Sam Steele et ses hommes escaladent le dangereux col Chilkoot pendant l'hiver, bravant un blizzard déchaîné qui fait rebrousser chemin à bien d'autres voyageurs. Le surintendant installe des postes frontière le long des cols et y fait flotter l'Union Jack ; il charge ses officiers de percevoir les droits de douane, de confisquer les pistolets des voyageurs et d'arrêter quiconque maltraite ses bêtes de charge. Steele a la situation bien en main. Lorsque les desperados de Soapy Smith arrivent à la frontière, les représentants de la loi canadienne les attendent de pied ferme, carabine Winchester à l'épaule.

Au printemps suivant, Sam Steele descend au lac Bennett où campent plus de 10 000 chercheurs intrépides. Les hommes s'affairent à bâtir une flotte d'embarcations de formes et de tailles variées, allant du radeau rudimentaire à la jonque chinoise, en vue de parcourir, dès la fonte des glaces, la route menant aux trésors du Klondike.

Les prospecteurs du lac Bennett découvrent les deux facettes de la personnalité de Steele. Possédant un cœur d'or lorsqu'il s'agit de prêter de l'argent aux malchanceux ou d'informer par lettre les familles éloignées de la perte d'un des leurs, l'homme devient intraitable avec ceux qui enfreignent la loi. Sans lui, les mœurs sauvages de l'Ouest américain, où tout se règle à coups de fusil, se seraient sans nul doute répandues au Canada.

Au dégel, Sam Steele et les prospecteurs téméraires cavalcadent sur les eaux impétueuses du fleuve Yukon à destination de Dawson, plus de 1 000 kilomètres en aval. Lorsque les premières barques se fracassent sur les rochers le long du parcours, Steele érige un poste de contrôle où des policiers vérifient la solidité de chaque embarcation. Un bon nombre de prospecteurs sont tenus d'effectuer des réparations ou de tout refaire à neuf, mais la plupart parviennent sans trop d'encombres à Dawson City, nouvelle capitale aurifère du Nord.

Ville champignon de 14 000 âmes, y compris des anciens de la bande de Soapy Smith, Dawson fourmille de saloons, de maisons de jeu et de salles de danse. Avec seulement 13 hommes, Sam Steele réussit néanmoins à y mettre de l'ordre. Sachant qu'il ne peut interdire le jeu et autres activités, il assainit le climat de corruption qui règne et sévit contre tout fauteur de troubles. Il aime bien imposer aux contrevenants de couper du bois de chauffage pour le quartier général de la Police montée. Ainsi, grâce aux bons soins des criminels, les bureaux gouvernementaux sont gardés bien au chaud pendant les nuits glaciales d'hiver.

Sam Steele met également sur pied une commission sanitaire. Avant son arrivée, les rues de Dawson étaient de véritables égouts à ciel ouvert. Une épidémie de fièvre typhoïde a ravagé la ville, faisant 84 victimes. Grâce aux volontaires (et à quelques prisonniers), il instaure des conditions de vie salubres.

La corruption politique devait malheureusement mettre un terme à la mission de Steele au Yukon. Des politiciens en place à Ottawa, désireux d'assurer aux amis du régime une part des richesses du Yukon, se heurtaient à la résistance farouche de Steele. Le crapuleux ministre en charge de la Police montée le relève alors de ses fonctions, malgré les télégrammes et les lettres de pétition envoyés par les citoyens de Dawson à Ottawa pour protester contre le renvoi de " l'officier le plus aimé et le plus respecté de la population ".

En septembre 1899, Sam Steele s'apprête à quitter sans éclat, quand une foule rassemblant prospecteurs, joueurs, pianistes " rag time " et entraîneuses de Dawson se masse sur le quai pour lui faire " une ovation monstre, du jamais vu dans tout le Klondike ", comme le rapportera un journal local. Prospecteurs et tenanciers de saloons remettent timidement un sac de pépites d'or à l'homme désormais surnommé le " Lion du Yukon ". Lorsque le bateau à vapeur s'éloigne lentement avec son passager, chapeaux et mouchoirs s'agitent sur le quai, et des acclamations saluent Steele jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.

DISTRIBUTION
  • Steele – Alan Scarfe
  • Policier à cheval du Nord-Ouest – Peter Colvey
  • Norris – Don Davis

Ressources pédagogiques

Le grand feu du Saguenay

LECTURE EN COURS

Le grand feu du Saguenay

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Le printemps avait été si hâtif et sec en 1870 que les colons du Saguenay, dans le nord-est du Québec, s'étaient empressés de labourer leurs terres pour terminer les semailles au début de mai. Ces conditions exceptionnelles préparaient toutefois un sinistre d'une violence fulgurante, le pire de l'histoire de la région.

Tôt le matin du 19 mai, une pluie de soufre imprègne et colore les terres du Lac Saint-Jean. Au nord, dans l'air saturé, plane une fumée dense: un feu d'abattis s'est communiqué à la forêt. Vers le milieu de l'avant-midi, un vent fort de l'ouest soulève le brasier pour l'étendre "au galop d'un cheval," selon l'expression des anciens.

En quelques heures seulement, les flammes dévastent tout sur une distance de 150 km, depuis la rivière Mistassini, à la source du lac Saint-Jean, jusqu'à la baie des Ha ! Ha ! Si grande est la vitesse de propagation que des habitants, pour échapper à la mort, ont à peine le temps de s'enfermer dans des caveaux creusés sous terre ou de gagner le cours d'eau le plus proche et de s'y arroser sans relâche pour ne pas griller tout vifs. Le soir, vers six heures, tout se calme.

En consultant le bilan du désastre, on s'étonne que les pertes de vies humaines se comptent sur les doigts. En revanche, les brûlés graves sont nombreux et le tiers de la population du Saguenay se trouve complètement démunie: maisons, granges, animaux, moulins et ponts sont détruits. Isolés, les sinistrés se construisent des huttes au moyen de troncs d'arbres à demi-calcinés et dorment à même le sol brûlé.

Puis, un Comité du feu, formé à Chicoutimi, commence à distribuer vivres, semences et vêtements recueillis dans les paroisses riveraines du Saint-Laurent et dans les grands diocèses de Montréal et de Québec. Les journaux, faisant état de la détresse extrême des sinistrés du Saguenay, soulèvent un grand mouvement de solidarité dans la province. Quoique insuffisants, les dons généreux donnent espoir aux victimes qui se remettent aussitôt à ensemencer leurs terres et, grâce au bois d'oeuvre fourni par la société d'exploitation forestière de William Price and Sons, on s'acharne aussi à rebâtir. A l'automne, la majorité dispose d'un toit et peut se nourrir des produits de sa récolte, particulièrement abondante.

Le peuplement du Saguenay commence à s'affirmer au moment où sévit ce que l'on appellera désormais le Grand Feu. En dépit du tort causé aux colons et aux forêts, les familles ruinées n'abandonnent pas la jeune colonie. Le type saguenéen, d'une vigueur et d'une résistance remarquables, s'esquisse.

Chaque année au Canada, on dénombre plus de 9 000 incendies forestiers, dont 65 pour cent sont imputables à la négligence humaine. Heureusement, certains feux de cime ou de surface ont un effet bénéfique sur les écosystèmes forestiers. La chaleur fait éclater les cônes des conifères pour en libérer les semences et, l'humus du sol étant intact, ils favorisent même la régénération des principales essences de la forêt boréale: épinette noire, pin gris, bouleau blanc et tremble. Par ailleurs, à la suite d'incendies plus dévastateurs et intenses, comme celui du Saguenay en 1870 et ceux qui ont fait rage au printemps et à l'été 1991 sur la Côte-Nord du Québec, il faut plus de 100 ans pour que l'humus se reconstitue; parfois, ces espaces se transforment en déserts.

Pour limiter les dégâts de tels désastres, les sociétés provinciales de lutte contre les incendies forestiers ont recours à une méthode canadienne de prévision du comportement des incendies. Tenant compte du combustible - la nature des essences - et de la topographie, cette technique permet de prédire à quelle vitesse se propagera le feu, vers quelles régions, et permet d'anticiper les territoires à risque.

DISTRIBUTION
  • Père – Stephane Zarov
  • Mère – Brea Asher-Pelletier
  • Fille – Maggie Castle
  • Garçons – Gilles Ostiguy
  • Distribution additionnelle – Denis Lacroix

Ressources pédagogiques

Laura Secord

LECTURE EN COURS

Laura Secord

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Le nom de Laura Secord est bien connu au Canada, même si souvent on ne sait pas bien comment, pendant la Guerre de 1812, elle sauva les forces britanniques et canadiennes en les prévenant que les Américains se préparaient à attaquer Beaver Dams.

Laura Ingersoll Secord était la jeune épouse de James Secord, un colon établi à Queenston, dans le Haut-Canada. La Guerre de 1812 préoccupait beaucoup Laura. Comme son époux et bien d'autres habitants du Haut-Canada, elle était née aux États-Unis et avait des parents au delà de la frontière. Elle demeurait toutefois farouchement fidèle à la couronne britannique et bien déterminée à défendre la colonie.

L'exploit patriotique de Laura Secord débute le soir du 21 juin 1813. Plusieurs officiers américains s'étaient introduits dans la maison des Secord et avaient ordonné à Laura de leur servir à manger. La nourriture était abondante, le vin coulait à flots et, à mesure que la soirée avançait, les esprits s'échauffant, les officiers devinrent moins vigilants. Ils se mirent à se vanter des plans qui allaient leur permettre de venir à bout du noyau de résistance britannique dans la région. En lavant tranquillement la vaisselle, Laura écoutait les propos des officiers à travers la mince cloison qui la séparait d'eux.

« Nous attaquerons FitzGibbon par surprise à Beaver Dams » disait le colonel Boerstter. « Nous détruirons le quartier général et capturerons tout le détachement. » Laura resta figée, un plat tiède dans les mains&nsbp;: si personne ne prévenait le lieutenant FitzGibbon, toute la péninsule du Niagara serait perdue. Elle jeta un coup d'œil à son mari qui, blessé six mois plus tôt au cours de la bataille de Queenston, éprouvait toujours de la difficulté à marcher. Calme et décidée, Laura informa alors son mari qu'elle irait elle-même avertir FitzGibbon.

Le lendemain, à l'aurore, Laura entreprit son parcours vêtue comme à l'ordinaire. Selon certaines versions de l'histoire, elle portait un seau à lait et menait sa vache le long du chemin pour ne pas éveiller les soupçons des sentinelles américaines, mais cette interprétation n'est appuyée d'aucune preuve. Quoi qu'il en soit, Laura devait être très prudente pour ne pas attirer l'attention. En ce temps-là, la peine réservée aux espions était le peloton d'exécution.

Évitant les routes principales, Laura entreprit de parcourir les 30 kilomètres de sentiers sinueux qui la séparaient de la maison de pierre où se trouvait FitzGibbon. Elle se rendit d'abord à la ferme de son beau-frère. Sa nièce Elizabeth se joignit à elle un temps, mais la jeune fille abandonna trois heures plus tard, épuisée. Elles étaient arrivées près du marais Black.

De nouveau seule, Laura amorça la partie la plus difficile du trajet. La chaleur de juin l'accablait, et les ronces lacéraient ses vêtements. Qu'elle ait été pieds nus ou pas, comme certaines versions le suggèrent, l'humidité du marais traversa rapidement ses vêtements. Malgré cela, déterminée plus que jamais à accomplir sa dangereuse mission, Laura poursuivit sa route, tendant toujours l'oreille de crainte de rencontrer des loups.

À la tombée de la nuit, Laura atteignit les limites du marais. Hantée par l'idée qu'on la surveillait, elle escalada la falaise abrupte et franchit un sous-bois épais. Quand elle arriva finalement dans une clairière, elle se retrouva encerclée par une bande d'Iroquois. Surmontant la peur qui la paralysait, elle parvint à faire comprendre au chef l'importance de sa mission. Impressionné par son courage et sympathique à sa cause, celui-ci ordonna à l'un de ses hommes d'escorter Laura jusqu'au quartier général de FitzGibbon.

Laura Secord arriva à la garnison britannique une heure plus tard et informa aussitôt FitzGibbon de l'attaque imminente des Américains. Puis elle s'écroula, épuisée. C'est ici que prend fin l'histoire de cette femme héroïque et que commence la controverse.

FitzGibbon s'était-il déjà préparé pour l'attaque, comme certains le prétendent ? Pourquoi n'a-t-il pas fait mention de l'effort de Laura dans ses rapports officiels ? Ce ne fut qu'en 1827 qu'il parla de Laura dans une lettre :

« Le 22 juin 1813, il faisait très chaud et madame Secord, qui était une personne frêle et délicate, semblait tout à fait épuisée par l'effort qu'elle avait dû déployer pour venir jusqu'à moi. Depuis lors, je me sens profondément reconnaissant à son endroit pour sa conduite à cette occasion... » Laura ne rendit pas compte de son histoire avant de nombreuses années. Ce n'est qu'en 1860, alors âgée de 85 ans, qu'elle a reçu une reconnaissance officielle. Le Prince de Galles, au cours d'une visite au Canada, lut le récit des aventures de Laura et lui fit don de 100 livres pour la remercier. Depuis ce temps, la bravoure de Laura Secord fait partie de notre folklore national.

DISTRIBUTION
  • Secord – Louisa Martin
  • FitzGibbon – Stephen McHattie
  • Mohawk – Eric Schweig
  • Mohawk – Denis Lacroix
  • Mohawk – Jonathon Fisher
  • Mohawk – Jack Burning
  • Distribution additionnelle – J Winston Carroll
  • Distribution additionnelle – Richard Hardacre
  • Distribution additionnelle – Katherine Trowell

Ressources pédagogiques

Dextraze au Congo

LECTURE EN COURS

Dextraze au Congo

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Le Canada a une longue tradition de maintien de la paix à l’échelle internationale et a fait partie de toutes les grandes missions. Même si les NU participent à ces missions depuis 1948, le premier ministre canadien Lester B. Pearson a popularisé le terme « maintien de la paix » vers la fin des années 1950. Ses efforts lui ont mérité un Prix Nobel de la paix en 1957.

En 1956, alors qu’Israël, la France et le Royaume-Uni tentaient d’empêcher l’Égypte de prendre le contrôle du canal de Suez, Lester B. Pearson proposa le déploiement d’une force de maintien de la paix dans la région. Il s’agissait de la première grande initiative des NU, dont le but était de stabiliser la situation et de permettre le retrait des attaquants. Après Suez, les Canadiens en sont venus à considérer le maintien de la paix comme leur métier.

En juillet 1960, de nouveaux conflits embrasent le Congo, nouvellement indépendant, et le pays tombe rapidement dans l’anarchie. Le brigadier-général Jacques Dextraze arriva en 1963 en tant que commandant adjoint de la mission. Connu sous le surnom de « Jadex » ou de « Mad Jimmy », le brigadier-général Dextraze était un leader qui n’avait pas froid aux yeux. Il entreprit de nombreuses missions de sauvetage dangereuses. À une occasion, il fit atterrir son hélicoptère au beau milieu de tirs ennemis pour sauver quatre missionnaires et dût tenir les rebelles à distance avec son fusil mitrailleur jusqu’à ce que tous puissent se sauver. Le général Dextraze devint ensuite le chef d’état-major de la Défense au Canada.

Le Canada poursuit son engagement en matière de maintien de la paix. Depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1988, et les conflits ethniques qui ont suivi, il y a eu au moins 36 opérations des NU visant à maintenir la paix, ainsi qu’à fournir une aide humanitaire dans des régions éprouvées. Les « Casques bleus » canadiens composent environ 10 % de l’ensemble de la force. Au cours de la dernière décennie, ils ont servi en Afghanistan, au Pakistan, en Angola, dans les Balkans, au Cambodge, au Salvador, en Irak, au Koweit, dans le Sahara occidental, au Mozambique, en Somalie, en Afrique du Sud, en Georgie, au Liberia, aux Pays-Bas, au Rwanda, en Ouganda, au Tchad, au Guatemala, au Tadjikistan, au Zaïre, en Croatie, en Bosnie, à Haïti, en Éthiopie et en Érythrée.

DISTRIBUTION
  • Jacques Dextraze – Graham Harley
  • Révérend Carmine – Bernard Browne
  • Kalanata – Arnold Pinnock

Ressources pédagogiques

Nellie McClung

LECTURE EN COURS

Nellie McClung

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Nellie McClung était une activiste politique douée d'éloquence et d'un délicieux sens de l'humour. Ses qualités de chef et sa verve lui ont permis de rallier d'autres personnes à la cause du droit de vote des femmes au Manitoba, à l'aube du XXe siècle.

Jeune fille, Nellie McClung conteste déjà les " rôles féminins " traditionnels. Elle se rappelle, par exemple, qu'à 9 ans, l'idée de prendre part à son premier pique-nique communautaire l'avait enthousiasmée. " J'espérais qu'il y aurait une course pour les filles. [...] Mais on désapprouvait la participation des filles à des courses... Les jupes voleraient en l'air et découvriraient les jambes ! Et ce n'était pas bien que les petites filles, ou les grandes, montrent leurs jambes ! J'ai voulu savoir pourquoi, mais on m'a fait taire. "

A l'âge de 16 ans, Nellie McClung commence à enseigner dans une école rurale. Vêtue d'une jupe longue et d'une blouse amidonnée, elle joue au football avec les élèves durant la récréation. Certains parents s'y objectent : le football n'est pas un jeu pour dames. Toutefois, l'institutrice les gagne grâce à son tact et à son bon sens.

L'engagement personnel de Nellie McClung à l'égard des droits des femmes devient aussi sa cause politique. Elle commence à parler en faveur du droit de vote des femmes et à écrire des oeuvres de fiction. Son roman Sowing Seeds in Danny décrit de façon spirituelle la vie des habitants d'une petite ville de l'Ouest. Publié en 1908, cet ouvrage devient un best-seller national et le premier de ses nombreux succès littéraires.

Le mariage, cinq enfants et une carrière littéraire couronnée de succès n'empêchent pas Nellie McClung de poursuivre sa campagne pour les droits des femmes. Son souci à l'égard des femmes moins favorisées découle de ses convictions religieuses profondes et de son attachement pour sa famille. Elle constate de visu la souffrance des femmes et des enfants causée par la négligence, un surcroît de travail, la pauvreté et l'alcoolisme. " L'esprit véritable qui sous-tend le mouvement pour le droit de vote, écrit-elle, provient de la sympathie et de l'intérêt à l'endroit des autres femmes et du désir de faire du monde un milieu de vie plus accueillant. " Les Manitobaines ouvrent la voie au Canada
Le droit de vote des femmes n'est pas une cause populaire au Canada. Des hommes et des femmes craignent que l'octroi de droits aux femmes n'entraîne la destruction du foyer et de la famille. Nellie McClung apaise leurs craintes en faisant appel à la discussion raisonnable, à son charisme, à son humour irrésistible... et à ses chapeaux extravagants.

En 1912, les Manitobaines fondent la Political Equality League pour améliorer les conditions de travail des femmes. La Ligue convainc le premier ministre Roblin que les conditions des ouvrières d'usine sont en effet terribles. Néanmoins, en dépit de l'éloquence de McClung, la Ligue ne le persuade pas que le droit de vote des femmes permettra de freiner les abus.

Afin de gagner l'appui du public, la Ligue tient un simulacre de parlement le 28 janvier 1914. Le débat a pour sujet " Doit-on accorder le droit de vote aux hommes ? " Une délégation masculine présente son cas en faveur du droit de vote des hommes, puis la " première ministre " Nellie McClung se lève pour prendre la parole. Elle complimente ses messieurs sur leurs tenues distinguées, puis se lance dans une charge satyrique : " Oh non ! L'homme est destiné à une réalité plus élevée que le vote [...]. La politique perturbe les hommes, et des hommes perturbés conduisent à des comptes impayés, à des meubles brisés, à des ruptures de ban, et... au divorce ! " Le succès éclatant du simulacre de parlement donne un nouvel essor à la campagne de la Ligue. Aux élections de 1915, le gouvernement conservateur de Roblin est défait. Le 28 janvier 1916, le Manitoba devient la première province canadienne à accorder le droit de vote aux femmes. Nellie McClung poursuit sa lutte dans d'autres provinces et voit, lentement mais sûrement, la tradition céder la place à l'égalité.

Ressources pédagogiques

Pages