French

Les Grads d'Edmonton

LECTURE EN COURS

Les Grads d'Edmonton

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Elles allaient devenir l’équipe obtenant le plus de succès de toute l’histoire sportive du Canada avec un score total de 502 victoires et 20 défaites.

Les photos d’archives sont la courtoisie de l’Archives provinciales de l’Alberta.

Ressources pédagogiques

Kenojuak Ashevak

LECTURE EN COURS

Kenojuak Ashevak

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Ressources pédagogiques

Viola Desmond

LECTURE EN COURS

Viola Desmond

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Le soir du 8 novembre 1946, la femme d’affaire de Halifax Viola Irene Desmond (née Davis), fait un arrêt impromptu dans la petite communauté de New Glasgow après que sa voiture soit tombée en panne en route vers une réunion d’affaires à Sydney, en Nouvelle-Écosse. Ayant été avertie qu’elle devrait attendre quelques heures avant de récupérer sa voiture, elle décide d’aller voir le film La double énigme, mettant en vedette Olivia de Havilland, au Roseland Theatre. Desmond demande un billet pour le parterre (« parterre s’il vous plaît »). Sans en informer Desmond, le caissier lui remet un billet pour le balcon, la section réservée normalement aux clients n’étant pas blancs.

Après avoir été interpelée par le vérificateur des billets lui disant que le sien n’est valide que pour le deuxième étage, Desmond retourne voir le caissier et demande que son billet soit échangé pour un billet au parterre. Le caissier refuse, affirmant « Je suis désolé, mais je n’ai pas le droit de vendre des billets pour le parterre aux gens comme vous ». Réalisant que le caissier fait référence à la couleur de sa peau, Desmond décide de s’asseoir au parterre tout de même.

Henry MacNeil, gérant du Roseland Theatre, confronte Desmond. Il affirme que le cinéma a le droit de « refuser l’entrée à toute personne indésirable ». Desmond fait remarquer qu’elle a été admise, et qu’elle a essayé d’échanger son billet pour un billet du parterre. Elle a même offert de payer la différence, mais on le lui a refusé.  « Lorsqu’elle a refusé de quitter son siège, un policier a été appelé. Il a traîné Desmond hors du cinéma, la blessant à la hanche et au genou en chemin, et l’a amenée dans le cachot de la ville. Sous le choc et effrayée, elle est restée calme, se tenant assise et droite toute la nuit dans sa cellule, attendant son procès du lendemain. »

Dans la salle du procès, le magistrat Roderick MacKay, seul représentant légal officiel présent, accuse Desmond de tentative de fraude envers le gouvernement provincial en se basant sur son supposé refus à payer la taxe d’amusement d’un sou (la différence de taxe entre le prix du billet du parterre et celui du balcon). Malgré son insistance sur le fait que l’on ait refusé qu’elle paie la différence, il lui impose une amende de 26 $. À aucun moment Desmond reçoit-elle de l’aide juridique ou est-elle informée qu’elle y a droit. Plus particulièrement, à aucun moment la question de la race est-elle soulevée, alors qu’il est clair que le vrai « crime » commis par Desmond est d’avoir enfreint la règle de ségrégation raciale implicite du Roseland Theatre.

Suivant les conseils de Mme Pearleen Oliver, une cliente régulière du salon de beauté de Desmond et la femme du révérend William Pearly Oliver, Viola cherche le soutien de l’Association pour l’avancement des personnes de couleur de la Nouvelle-Écosse (NSAACP). Même avec la certitude du soutien de la NSAACP si elle décide de contester sa condamnation, le mari de Desmond, Jack, un homme d’affaire important de la communauté noire de Halifax, s’oppose à ce qu’elle aille en appel. Sa suggestion est: « Parles-en au bon Dieu en prière ».

D’autres personnes de la communauté sont plus encourageantes. Carrie Best, fondatrice du journal The Clarion et ardent défenseur de l’égalité raciale, s’intéresse personnellement à ce cas. Son journal suit de près l’histoire de Desmond, lui cédant souvent la couverture et attirant l’attention sur l’injustice de sa condamnation. La Minute du patrimoine à propos de Viola Desmond se termine avec Best qui demande à Desmond si elle planifie aller en appel. Avec une détermination courageuse, Viola Desmond affirme que oui.

Par la suite, l’avocat de Desmond effectue sans succès deux demandes d’appel auprès de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, avant de cesser toutes autres procédures judiciaires pour ce cas. À aucun moment durant les procédures impliquant la Cour suprême, la question de la discrimination raciale est-elle abordée par la défense. Au moment de rejeter le cas, le juge William Lorimer Hall affirme: « On peut se demander si le directeur du théâtre qui a déposé la plainte était si zélé à cause d'une réelle croyance qu'il y avait eu une tentative de frauder la province de la Nouvelle-Écosse de la somme d’un sou, ou s’il s’agissait plutôt d’un effort pour appliquer clandestinement une des lois Jim Crow par une utilisation abusive d'un état publique. »

Le 15 avril 2010, Viola Desmond reçoit un pardon posthume de la part de la llieutenant-gouverneure de la Nouvelle-Écosse Mayann Francis. Le pardon, accompagné d’une déclaration publique et d’excuses de la province, reconnaît que la condamnation de Desmond était une erreur judiciaire et que les accusations n’auraient jamais dû être portées.

Distribution

Viola Desmond    Kandyse McClure
Carrie Best   Melannee Murray
Vendeuse de billets    Stacie Harrison
Henry MacNeil, gérant   Kevin Rothery
Révérend Oliver   Dwight Lane
Jack Desmond   Kudjo Fiakpui
Policier   Jodi Stecyk

Ressources pédagogiques

Les infirmières canadiennes

LECTURE EN COURS

Les infirmières canadiennes

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

L’histoire du Canada en temps de guerre est remplie de récits de bravoure, et les infirmières canadiennes qui ont servi au sein de l’armée durant la Rébellion du Nord-Ouest, la guerre des Bœrs, les Première et Deuxième Guerres mondiales et la guerre de Corée étaient sans aucun doute parmi les plus courageuses. Pendant qu’elles pratiquaient leurs fonctions, des douzaines sont mortes à cause d’attaques de l’ennemi et de maladies.

Durant la Première Guerre mondiale (1914–1918), les infirmières canadiennes sont en service au Canada, en Angleterre, en France, en Belgique, en Russie et autour de la Méditerranée. Surnommées les « geais bleus » par des soldats heureux d’apercevoir leurs robes bleues et leurs voiles blancs, elles reçoivent plusieurs distinctions et se forgent une excellente réputation grâce à leur courage et leur compassion. Cinquante-trois infirmières décèdent en fonction, soit à la suite d’une attaque de l’ennemi ou à la suite d’une maladie contractée d’un patient.

Les infirmières canadiennes sont entraînées au sujet des lois militaires, de la lecture de cartes et de la sécurité, reçoivent des instructions en cas d’attaque au gaz, d’évacuation de victimes et sont formées pour les manœuvres militaires de grande envergure durant les Guerres mondiales. En guise d’hôpitaux, elles travaillent dans des conditions allant de tentes en toile avec des plancher de bois jusqu’à des bâtiments convertis.

Cette Minute du patrimoine raconte l’histoire d’Eden Pringle et Eleanor Thompson, deux des près de 3000 infirmières canadiennes ayant servi durant la Première Guerre mondiale. Pringle et Thompson sont en fonction à l’Hôpital stationnaire canadien numéro 3 (No. 3 CSH) à Doullens (près d’Amiens, en France), lorsque celui-ci est attaqué le 30 mai 1918 à 00 h 15. Un avion allemand laisse d’abord tomber une fusée afin d’illuminer sa cible, suivi de plusieurs bombes. L’une d’elles touche le bâtiment principal, juste au-dessus des appartements du sergent, au troisième étage. La structure centrale s’effondre et prend en feu, incinérant la salle des officiers au deuxième étage et le bloc opératoire, où Pringle est en service. Pringle, 24 ans, était une diplômée de l’Hôpital général de Vancouver, et s’était enrôlée le 12 mai 1917. Elle avait d’abord été assignée à l’Hôpital de la Croix-Rouge canadienne à Buxton, en Angleterre, en juin 1917, puis à Doullens en juillet de la même année. Le bloc opératoire est anéanti par ce bombardement, et on raconte que les gens travaillant dans le bloc ne sont ensuite « pas reconnaissables ». Pringle est la plus jeune infirmière canadienne à mourir durant la Première Guerre mondiale.

Eleanor Jean Thompson, 30 ans, de Valleyfield, Québec, est l’une des infirmières présentes dans la salle de réanimation attenante au bloc opératoire. Elle s’était enrôlée à Montréal le 1er février 1916 et était arrivée au No. 3 CSH a peine trois semaines avant le bombardement. Durant l’attaque, elle est renversée par une lourde poutre et frappée aux jambes, mais elle réussit éventuellement à se retirer des débris. Avec l’aide d’une autre infirmière, Meta Hodge, Thompson éteint des feux allumés par des radiateurs au mazout renversés et organise l’évacuation de patients dans la pièce, certains devant glisser sur la pile de débris, l’escalier ayant disparu. Thompson et Hodge restent dans l’aile jusqu’à ce que tous les patients aient été évacués.

Au total, 32 patients et membres du personnel sont tués, et 17 sont blessés.

Bien que Thompson n’ait pas de blessures visibles, elle se met à souffrir de migraines chroniques sévères et d’insomnie presque immédiatement. Elle demeure en service actif pendant plusieurs mois avant d’être finalement admise à l’hôpital en mars 1919, où elle est diagnostiquée d’un « handicap nerveux », nommé aujourd’hui « trouble de stress post-traumatique ». Suite à une recommandation du conseil médical de l’armée affirmant qu’elle devrait obtenir son congé de l’armée pour retourner à la vie civile en raison de sa condition fragile, Eleanor retourne au Canada en 1919. Elle meurt à Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, en 1964, à l’âge de 75 ans.

Les responsables militaires canadiens, impressionnés par les actions courageuses des infirmières canadiennes face aux tirs ennemis, soumettent des recommandations pour décerner aux infirmières canadiennes la Croix militaire, un honneur normalement réservé aux officiers subalternes. L’idée est que les accomplissements des infirmières canadiennes sont égaux à ceux de leurs collègues masculins et le Canada insiste pour qu’elles soient reconnues en conséquence. Cependant, les autorités britanniques n’approuvent pas. Elles estiment qu’étant donné leur grade sur le champ de bataille, les infirmières canadiennes ne devraient être éligibles que pour la Médaille militaire, l’équivalent de la Croix rouge royale, décernée à une infirmière pour son service au sein de sa profession. Dans un refus obstiné d’évoluer au-delà des normes reliées au genre déjà établies, et ce malgré la présence grandissante des femmes aussi près du front, la décision des autorités britannique prévaut.

En 1919, Eleanor Thompson est l’une des huit infirmières canadiennes à recevoir la Médaille militaire pour sa « bravoure et son dévouement au cours d'un raid aérien de l'ennemi ». Bien qu’il ne s’agisse pas de l’honneur que les responsables canadiens auraient souhaité, ils s’agit tout de même d’un honneur exceptionnel qui souligne le rôle changeant des femmes sur le champ de bataille.

DISTRIBUTION
  • Eden Lyal Pringle – Siobhan Williams
  • Eleanor Jean Thompson – Myla Southward
  • Narration – Maxim Roy

Ressources pédagogiques

Agnes Macphail

LECTURE EN COURS

Agnes Macphail

DE LA COLLECTION

Partagez

Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Agnes Macphail entreprend sa carrière d'enseignante en milieu rural. Intéressée par les problèmes agricoles, elle devient membre et porte-parole active des Agriculteurs unis de l'Ontario. Par la suite, elle décide de faire de la politique pour représenter les agriculteurs de sa région. Agnes Macphail est élue en 1921, au cours du premier scrutin fédéral accordant le droit de vote aux femmes.

Ardente et courageuse dans la défense des droits de la personne, Macphail a mené une lutte victorieuse pour les pensions de vieillesse, la réforme des établissements carcéraux et les coopératives agricoles. Au cours de sa carrière, elle s'est également érigée en représentante de la condition féminine et a fondé la Société Elizabeth Fry du Canada.

Madame Macphail avait des idées bien arrêtées sur la guerre et préconisait le désarmement global pour le Canada. En 1929, elle est devenue la première Canadienne à être déléguée auprès de la Société des Nations de Genève, où elle a travaillé au sein du comité pour le désarmement mondial.

Pour faire triompher ses idées, elle a dû faire preuve d'une ferme volonté politique et d'une persévérance indéfectible. Agnes Macphail attribuait la force de sa personnalité à ses parents. Un jour, elle a d'ailleurs déclaré : " C'est grâce à mon père si j'ai été élue au Parlement. Mais c'est grâce à ma mère si j'y suis restée. " Agnes Macphail est décédée en 1954. C'est en 1951, à l'Assemblée législative ontarienne, qu'elle réalisa son dernier exploit politique, en faisant adopter la loi prescrivant le principe de l'égalité des salaires, à travail égal, pour les Ontariennes.

Les enseignants et élèves intéressés par la vie d'Agnes Macphail peuvent visionner le film réalisé par l'Office national du film sous le titre Canada's First Woman MP ou sa version plus élaborée intitulée The Lady from Grey County. Ces deux films présentent, au moyen de coupures de presse, de photos d'archives et de vieilles photos de famille, l'histoire exceptionnelle d'Agnes Macphail, tout en jetant un éclairage sur l'époque au cours de laquelle elle a joué un rôle décisif.