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Hauteurs de Queenston

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Hauteurs de Queenston

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Un moment de notre histoire...

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Le 13 octobre 1812 s'est révélé un jour important pour les Six Nations de la rivière Grand. Les forces britanniques, qui comptaient quelque 160 guerriers des Six Nations, se sont rassemblées au fort George, à l'embouchure de la rivière Niagara. Elles ont attendu l'invasion des Américains, qui ont fait leur arrivée en amont près du petit village de Queenston, dans le Haut‑Canada. Accompagnés d'autres chefs et de plusieurs guerriers, John Norton et John Brant se sont précipités vers les lieux, pour y apprendre que les Américains avaient tué le général Brock et s'étaient emparés des hauteurs qui surplombaient le village.

Tandis que les guerriers s'approchaient du champ de bataille, des soldats qui battaient en retraite leur ont annoncé qu'on y trouvait des milliers d'Américains. En guise de réaction, près de la moitié des guerriers ont quitté le groupe, puis sont retournés au fort George pour protéger leur famille (qui avaient quitté leur foyer de la rivière Grand pour les accompagner). Dans la Minute du patrimoine sur la bataille de Queenston Heights, Norton prononce un discours afin d'inspirer les 80 guerriers restants. Il a d'ailleurs consigné ce discours dans son journal.

Plutôt que de remonter la partie nord des hauteurs de Queenston, où Brock avait trouvé la mort et où des soldats américains les attendaient, Norton et Brant ont dirigé leurs hommes vers l'ouest et escaladé les sommets à la dérobée. Ensuite, ils se sont approchés par le versant, pour prendre les Américains par surprise.

En se dissimulant derrière la fumée des armes à feu pour traverser rapidement les bois, les 80 guerriers, qui étaient également tireurs d'élite, ont lancé des attaques‑éclairs contre plus d'un millier d'Américains, qui sont demeurés pris sous leur feu. L'armée britannique, qui incluait Richard Pierpoint et le Coloured Corps dans ses rangs, est finalement arrivée en renfort. Elle a donné l'assaut final contre les envahisseurs, forçant ainsi la capitulation des Américains. Les efforts des guerriers des Six Nations étaient essentiels à reprendre les hauteurs et prévenir l'invasion américaine.

DISTRIBUTION
  • John Norton – Billy Merasty
  • John Brandt – Meegwun Fairbrother
  • Narration – Alanis Obomsawin

Louis Riel

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Louis Riel

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A quoi Louis Riel pouvait-il penser au moment où, debout sur l'échafaud, il attendait que la trappe s'ouvre pour le précipiter dans la mort ? Peut-être à l'agitation qui l'entourait, confusion que suscite encore aujourd'hui le leader métis controversé. Pour les uns, Riel est un héros, un visionnaire, le fougueux chef d'un peuple méprisé ; pour les autres, c'est un fou, un traître, un fanatique dépourvu de jugement.

Riel est né dans la colonie de la rivière Rouge, dans ce qui est aujourd'hui le Manitoba, fils d'un éminent chef métis et d'une mère canadienne-française. Après des études de droit à Montréal, il est retourné dans sa patrie à 24 ans, au moment où le Canada s'apprêtait à acheter de la Hudson's Bay Company un vaste territoire appelé la Terre de Rupert. Comme la colonie de la rivière Rouge se trouvait dans cette Terre, les Métis craignaient de perdre la maîtrise de leur propre pays.

Les Métis sont les fiers descendants de coureurs de bois et voyageurs canadiens-français et de mères autochtones. C'étaient de grands chasseurs de bisons dans les plaines. Leur mode de vie s'est trouvé compromis par l'arrivée de Canadiens de langue anglaise venus de l'Est.

Riel a réuni d'autres Métis autour de lui pour empêcher les représentants du Canada de pénétrer dans leurs terres. Ils ont mis sur pied un " gouvernement provisoire " pour négocier avec le gouvernement canadien.

Leurs actions, connues comme la rébellion de la rivière Rouge, ont mené à la constitution de la province du Manitoba en 1870.

Il n'y avait pratiquement pas eu de sang versé au cours de la rébellion, mais les Métis avaient exécuté un prisonnier indiscipliné du nom de Thomas Scott. La violente réaction que l'exécution avait provoquée en Ontario obligea Riel à fuir pour sa propre sécurité. Il passa des années au Québec, en Nouvelle-Angleterre puis dans le Midwest américain. Bien qu'élu deux fois député au Parlement, il n'osa jamais occuper son siège.

C'est pendant ces années de confusion que les sentiments religieux de Riel, qui avaient toujours été très forts, entraînèrent chez lui la conviction qu'il avait été envoyé sur terre par Dieu comme prophète d'un nouveau catholicisme nord-américain.

En l884, alors que Riel était instituteur au Montana, des Métis de la Saskatchewan vinrent lui demander de l'aide dans leurs démêlés avec le gouvernement du Canada. Comme les Métis de la rivière Rouge, ils craignaient que leurs terres ne leur soient enlevées. Riel envoya des pétitions et des lettres à Ottawa, en vain. Puis en 1885, les Métis perdant patience se constituèrent un gouvernement provisoire. Le 26 mars, quelque 300 Métis, dirigés par Riel, affrontèrent une centaine d'agents de la " Police montée du Nord-Ouest " et des volontaires, déclenchant ainsi la Rébellion du Nord-Ouest.

Le gouvernement du Canada réagit vivement en envoyant une expédition de 8 000 hommes. Les armées s'affrontèrent le 9 mai 1885 à Batoche. Le 12 mai, les Métis furent défaits, et Riel se rendit.

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