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Kenojuak Ashevak

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Kenojuak Ashevak

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Naskumituwin (traité)

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Naskumituwin (traité)

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Le Traité 9, aussi connu sous le nom de Traité de la Baie-James, a été signé par le gouvernement du Canada et les nations des Cris et des Ojibwa en 1905. Un des 11 traités numérotés ayant été signé durant la période suivant la Confédération, il couvre la plus grande partie du territoire du nord de l’Ontario actuel.

Le processus de cession des terres au gouvernement a commencé au Haut-Canada avant la Confédération et plusieurs des premières négociations des traités comprenaient les droits de pêche et de chasse des groupes autochtones. Après la Confédération, Sir John A. Macdonald a commencé la mise en œuvre du système de traités numérotés afin de permettre la colonisation des provinces de l’Ouest.

Les Cris et les Ojibwas de la Baie-James étaient inquiets de l’empiètement par les marchands de la Compagnie de la Baie d’Hudson et par les autres trappeurs non autochtones. Durant l’été de 1901, ils ont fait la demande d’un traité qui protégerait leurs droits d’utilisation de leurs terres. Cela a donné naissance au Traité 9.

Le processus de la création du traité a été fondamentalement inégal. Les termes du Traité 9 ont été présentés aux dirigeants des Premières Nations comme un accord déjà conclu plutôt que comme la base de négociations. La province de l’Ontario a fait des demandes additionnelles, comprenant le fait que les commissionnaires plutôt que les chefs autochtones allaient choisir les lieux des réserves. Tout le pouvoir de négociation des Cris et des Ojibwas quant aux termes des traités était sujet au droit de véto du gouvernement.

Dans le préambule du traité, on peut lire que le but de celui-ci est de libérer des terres dans le nord de l’Ontario « pour la colonisation, l’immigration, le commerce, le voyage, l’industrie minière, l’industrie forestière et d’autres buts similaires ». Les Cris et les Ojibwas ont dû « céder, relâcher, abandonner et laisser… les droits, titres et privilèges » de leurs terres et ressources dans toute la région géographique couverte par le traité. En guise de paiement, ils ont reçu un paiement unique de 8$ par personne.

Le traité a été signé au nom du Dominion du Canada par Duncan Campbell Scott et Samuel Stewart, deux membres du ministère des Affaires indiennes. Daniel G. MacMartin était le représentant du gouvernement de l’Ontario. George Spence, un chasseur cri de 18 ans, a inscrit sa croix sur le traité aux côtés d’autres membres des nations des Cris et des Ojibwas.

Aujourd’hui, plusieurs peuples autochtones au Canada attendent toujours que les promesses faites dans les traités soient tenues.

Pour plus d’information sur le Traité 9, visitez L’Encyclopédie canadienne.

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Chanie Wenjack

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À l’âge de 9 ans, Chanie Wenjack a été envoyé au pensionnat indien Cecilia Jeffrey près de Kenora, en Ontario. Chanie s’est évadé de l’école à l’âge de 12 ans et est mort durant sa tentative de retourner à la maison. Sa mort a donné lieu à la première enquête sur le traitement des enfants autochtones dans les pensionnats indiens.

Chanie a grandi à Ogoki Post, sur la réserve Anishinaabe Marten Falls dans le nord de l’Ontario. C’est là où il a vécu avec sa famille jusqu’à ce qu’il soit arraché à celle-ci afin de fréquenter le pensionnat indien en 1963. Une fois rendu au pensionnat, il a été nommé Charlie par les employés, et c’est devenu le nom avec lequel il devait vivre.

Le pensionnat indien Cecilia Jeffrey était géré par la Women’s Missionary Society of the Presbyterian Church, et financé par le gouvernement canadien. Il y avait approximativement 150 élèves à l’école lorsque Chanie et sa sœur y vivaient.

Chanie Wenjack et deux amis se sont évadés du terrain de jeu l’après-midi du 16 octobre 1966. Chanie est d’abord allé à la cabane de Charles Kelly, l’oncle d’un de ses amis, près de Redditt, en Ontario. Kelly a suggéré à Chanie de suivre le chemin de fer vers le nord et de demander de l’aide aux employés du chemin de fer s’il en avait besoin.

Partant seul, vêtu seulement d’un chandail et de pantalons en coton mince, Chanie ne transportait avec lui qu’un petit bocal de verre rempli d’allumettes. Il a survécu pendant 36 heures, marchant un total de 39 kilomètres avant de succomber à la température froide et sévère. Son corps couvert d’ecchymoses, le résultat de nombreuses chutes, a été retrouvé le long du chemin de fer par des ouvriers le 23 octobre 1966, une semaine après son départ de Cecilia Jeffrey.

Le corps de Chanie a éventuellement été renvoyé à ses parents à Ogoki Post, et une enquête nationale sur le traitement des enfants dans le système des pensionnats indiens a été instiguée. Le rapport final affirmait: « Le système d’éducation autochtone cause des problèmes émotifs et d’ajustement énormes pour ces enfants. »

La mort de Chanie et les enquêtes suivantes ont engendré une remise en question à la grandeur du pays de la moralité et de l’éthique des pensionnats indiens.

Pour plus d’informations au sujet de Chanie Wenjack, visitez L’Encyclopédie canadienne.

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Hauteurs de Queenston

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Le 13 octobre 1812 s'est révélé un jour important pour les Six Nations de la rivière Grand. Les forces britanniques, qui comptaient quelque 160 guerriers des Six Nations, se sont rassemblées au fort George, à l'embouchure de la rivière Niagara. Elles ont attendu l'invasion des Américains, qui ont fait leur arrivée en amont près du petit village de Queenston, dans le Haut‑Canada. Accompagnés d'autres chefs et de plusieurs guerriers, John Norton et John Brant se sont précipités vers les lieux, pour y apprendre que les Américains avaient tué le général Brock et s'étaient emparés des hauteurs qui surplombaient le village.

Tandis que les guerriers s'approchaient du champ de bataille, des soldats qui battaient en retraite leur ont annoncé qu'on y trouvait des milliers d'Américains. En guise de réaction, près de la moitié des guerriers ont quitté le groupe, puis sont retournés au fort George pour protéger leur famille (qui avaient quitté leur foyer de la rivière Grand pour les accompagner). Dans la Minute du patrimoine sur la bataille de Queenston Heights, Norton prononce un discours afin d'inspirer les 80 guerriers restants. Il a d'ailleurs consigné ce discours dans son journal.

Plutôt que de remonter la partie nord des hauteurs de Queenston, où Brock avait trouvé la mort et où des soldats américains les attendaient, Norton et Brant ont dirigé leurs hommes vers l'ouest et escaladé les sommets à la dérobée. Ensuite, ils se sont approchés par le versant, pour prendre les Américains par surprise.

En se dissimulant derrière la fumée des armes à feu pour traverser rapidement les bois, les 80 guerriers, qui étaient également tireurs d'élite, ont lancé des attaques‑éclairs contre plus d'un millier d'Américains, qui sont demeurés pris sous leur feu. L'armée britannique, qui incluait Richard Pierpoint et le Coloured Corps dans ses rangs, est finalement arrivée en renfort. Elle a donné l'assaut final contre les envahisseurs, forçant ainsi la capitulation des Américains. Les efforts des guerriers des Six Nations étaient essentiels à reprendre les hauteurs et prévenir l'invasion américaine.

DISTRIBUTION
  • John Norton – Billy Merasty
  • John Brandt – Meegwun Fairbrother
  • Narration – Alanis Obomsawin

Louis Riel

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Louis Riel

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A quoi Louis Riel pouvait-il penser au moment où, debout sur l'échafaud, il attendait que la trappe s'ouvre pour le précipiter dans la mort ? Peut-être à l'agitation qui l'entourait, confusion que suscite encore aujourd'hui le leader métis controversé. Pour les uns, Riel est un héros, un visionnaire, le fougueux chef d'un peuple méprisé ; pour les autres, c'est un fou, un traître, un fanatique dépourvu de jugement.

Riel est né dans la colonie de la rivière Rouge, dans ce qui est aujourd'hui le Manitoba, fils d'un éminent chef métis et d'une mère canadienne-française. Après des études de droit à Montréal, il est retourné dans sa patrie à 24 ans, au moment où le Canada s'apprêtait à acheter de la Hudson's Bay Company un vaste territoire appelé la Terre de Rupert. Comme la colonie de la rivière Rouge se trouvait dans cette Terre, les Métis craignaient de perdre la maîtrise de leur propre pays.

Les Métis sont les fiers descendants de coureurs de bois et voyageurs canadiens-français et de mères autochtones. C'étaient de grands chasseurs de bisons dans les plaines. Leur mode de vie s'est trouvé compromis par l'arrivée de Canadiens de langue anglaise venus de l'Est.

Riel a réuni d'autres Métis autour de lui pour empêcher les représentants du Canada de pénétrer dans leurs terres. Ils ont mis sur pied un " gouvernement provisoire " pour négocier avec le gouvernement canadien.

Leurs actions, connues comme la rébellion de la rivière Rouge, ont mené à la constitution de la province du Manitoba en 1870.

Il n'y avait pratiquement pas eu de sang versé au cours de la rébellion, mais les Métis avaient exécuté un prisonnier indiscipliné du nom de Thomas Scott. La violente réaction que l'exécution avait provoquée en Ontario obligea Riel à fuir pour sa propre sécurité. Il passa des années au Québec, en Nouvelle-Angleterre puis dans le Midwest américain. Bien qu'élu deux fois député au Parlement, il n'osa jamais occuper son siège.

C'est pendant ces années de confusion que les sentiments religieux de Riel, qui avaient toujours été très forts, entraînèrent chez lui la conviction qu'il avait été envoyé sur terre par Dieu comme prophète d'un nouveau catholicisme nord-américain.

En l884, alors que Riel était instituteur au Montana, des Métis de la Saskatchewan vinrent lui demander de l'aide dans leurs démêlés avec le gouvernement du Canada. Comme les Métis de la rivière Rouge, ils craignaient que leurs terres ne leur soient enlevées. Riel envoya des pétitions et des lettres à Ottawa, en vain. Puis en 1885, les Métis perdant patience se constituèrent un gouvernement provisoire. Le 26 mars, quelque 300 Métis, dirigés par Riel, affrontèrent une centaine d'agents de la " Police montée du Nord-Ouest " et des volontaires, déclenchant ainsi la Rébellion du Nord-Ouest.

Le gouvernement du Canada réagit vivement en envoyant une expédition de 8 000 hommes. Les armées s'affrontèrent le 9 mai 1885 à Batoche. Le 12 mai, les Métis furent défaits, et Riel se rendit.

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