MINUTES DU PATRIMOINE#UNMOMENTDENOTREHISTOIRE

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Sir John A. Macdonald

MINUTES DU PATRIMOINE

#UNMOMENTDENOTREHISTOIRE

PUBLIÉE EN 2014

Visionnez la Minute sur Sir John A. Macdonald!

Macdonald n’était pas seulement le fondateur d’une nation qui n’aurait autrement presque certainement pas survécu. Il a donné forme à une nation qui a continué à se développer à un degré rarement dépassé ou même atteint parmi les près de 200 pays à travers la planète. Si l’on disait cela à Macdonald aujourd'hui, sa réponse la plus probable serait de hausser les épaules et puis de dévouer toute son attention à ses plans pour la prochaine campagne électorale
- Richard J. Gwyn



Né le 11 janvier 1815 à Glasgow, en Écosse; mort le 6 juin 1891 à Ottawa, au Canada Sir John A. Macdonald était une force majeure derrière la mise sur pied de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique et derrière l’union des provinces qui sont devenues le Canada. En tant que premier ministre du Canada, il s’est affairé à l’expansion du Dominion d’un océan à l’autre. Son gouvernement a dominé la politique canadienne pendant un demi-siècle, fixant les objectifs de la politique et du leadership pour des générations de futurs politiciens.

John Alexander Macdonald est né à Glasgow, en Écosse, en 1815, le 10 ou le 11 janvier (sa date de naissance exacte demeure un mystère), et a déménagé à Kingston, en Ontario (alors le Haut-Canada) avec ses parents alors qu’il était âgé de cinq ans. Macdonald était voué à un avenir exceptionnel dès un très jeune âge, devenant stagiaire auprès d’un important avocat de Kingston alors qu’il n’avait encore que quinze ans. À l’âge de 29 ans, il a été élu à l’Assemblée législative de ce qui était alors la Province unie du Canada afin de représenter Kingston (la Province du Canada était constituée du Canada-Ouest et du Canada-Est, anciennement connus sous le nom de Haut-Canada et Bas-Canada).

En 1856, Macdonald, chef du Parti conservateur, est devenu le premier ministre de la Province du Canada conjointement avec Étienne-Paschal Taché, le chef du Parti bleu. Le successeur de Taché, l’avocat montréalais George-Étienne Cartier, a gouverné avec Macdonald de 1857 à 1862, fondant une relation politique qui allait avoir une influence profonde sur la politique canadienne et qui allait donner forme au futur du pays.

Entre 1856 et 1864, le Clear Grits Party (le précurseur du Parti libéral) exprimait ses préoccupations comme quoi les aspirations du Canada-Ouest étaient étouffées par la domination de l’influence francophone du Canada-Est au sein du gouvernement de Macdonald et Cartier. Conséquemment, le gouvernement s’est retrouvé dans une impasse. Le dirigeant des Clear Grits, George Brown, fondateur et éditeur du journal le plus puissant et le plus influent du pays, le Toronto Globe, a mis de l’avant une proposition pour la formation d’une nouvelle coalition. Dans un effort de restaurer la communication entre les forces politiques et sectionnelles de la province, Macdonald a accepté à contrecœur la proposition de Brown pour une nouvelle coalition de Conservateurs, de Clear Grits et de Bleus, qui allaient travailler ensemble vers un changement constitutionnel. La Grande coalition de 1864 s’est avérée un moment décisif de l’histoire canadienne, ouvrant la voie menant à la Conférence de Charlottetown, où Macdonald, Brown et Cartier ont été des figures clés durant les procédures qui ont mené à la Confédération. Les trois dirigeants des partis se sont embarqués à bord du navire à vapeur Queen Victoria, dans la ville de Québec, arrivant à Charlottetown pour la conférence du 1er au 7 septembre 1864.

La Conférence de Charlottetown avait été organisée à l’origine par les trois colonies des Maritimes (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard) afin de discuter la possibilité d’une union de leurs trois provinces. Ceci était en réaction à des essais ratés de convaincre la Province du Canada de contribuer à la construction d’un chemin de fer entre Halifax et Québec. Les membres du Cabinet de la Province du Canada - qui n’étaient pas originalement invités - ont vu en cette conférence une opportunité de discuter de l’union de toutes les colonies de l’Amérique du Nord britannique. L’insistance de la Province du Canada à participer au débat était motivée par la peur d’une annexion par les États-Unis, qui étaient encore en pleine guerre de Sécession. La création d’une gigantesque armée américaine, combinée avec le désir de la Grande-Bretagne de réduire ses obligations financières et militaires envers ses colonies de l’Amérique du Nord ont fourni une raison claire pour construire une nation plus solide grâce à une nouvelle structure politique. La Confédération avec la Province du Canada avait déjà été largement débattue depuis plusieurs années dans les Maritimes, et les hôtes se réjouissaient donc d’accueillir 8 des 12 membres du Cabinet de la Grande Coalition de la Province du Canada, dont Macdonald, Brown et Cartier. Cartier était l’un des deux seuls francophones présents lors de la conférence, l’autre était l’orateur catholique irlandais Thomas D'Arcy McGee, du Canada-Est.

Lors de leur arrivée à Charlottetown, les délégués ne trouvèrent pas de chambres libres dans les hôtels, en raison de la présence en ville d’un cirque itinérant. Ils sont donc restés à bord du Queen Victoria, et ont reçu les délégués en mer à la suite des discussions dans la chambre du conseil législatif de la Province House de Charlottetown. Durant ces discussions, Macdonald a souligné l’importance d’un gouvernement fort et très centralisé, tout en reconnaissant le besoin d’une certaine latitude de la part du gouvernement fédéral pour accommoder les grandes différences raciales, religieuses et régionales. Cartier était déterminé à ce que la Confédération garantisse une autonomie canadienne-française dans le Canada-Est, et Brown insistait que le Canada-Ouest désirait diriger ses propres affaires.

Le 3 septembre, les Canadiens ont organisé un goûter arrosé au champagne à bord du Queen Victoria, durant lequel quelqu’un a cité ces mots tirés des cérémonies de mariage anglicanes: « Si quiconque connait une raison pour laquelle les provinces ne devraient pas unir leurs destinées dans le lien sacré du mariage, qu’il parle immédiatement ou demeure à jamais silencieux ». L’éclat de rire général venait de confirmer que pour certains, les bans du mariage avaient été publiés et que l’union aurait bel et bien lieu. Bien que la délégation des Maritimes n’ait alors pas encore accepté la Confédération, ce moment joyeux avait été interprétée par Brown comme une preuve qu’ils accepteraient éventuellement la nouvelle vision plus large du pays.

Après une conversation privée le 7 septembre, les délégués des Maritimes donnèrent leur réponse aux Canadiens: ils soutenaient unanimement la fédération de toutes les provinces, à condition que les termes soient satisfaisants. À cause de sa grande expertise constitutionnelle, Macdonald a pris le premier rôle dans l’élaboration d’un système fédéral dans lequel le gouvernement central détient un pouvoir plus grand par rapport aux gouvernements provinciaux. Quatre nouvelles provinces formaient alors le Dominion du Canada: l’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Dans la biographie Brown of the Globe, l’historien J.M.S. Careless écrit: « Là, dans la cabine principale du Queen Victoria, parmi les verres de vin et la fumée des cigares, 23 hommes avaient chaudement approuvé la création d’une nouvelle nation. D’autre états ont surement connu une naissance plus dramatique - mais peu en ont connu une aussi agréable ».

La Conférence de Charlottetown avait été créée pour discuter de la création d’une union des Maritimes, mais ses participants ont tous accepté de travailler ensemble vers le but plus grand de la Confédération. Elle a été la première d’une série de conférences et de négociations qui ont abouti avec l’élaboration des termes de la Confédération, le 1er juillet 1867, le jour où le gouvernement impérial a nommé Macdonald premier ministre du Canada.

DISTRIBUTION
  • Sir John A. Macdonald – Steve Cumyn
  • Sir George-Étienne Cartier – Jean L’Italien
  • George Brown – Clyde Whitman
  • Thomas D'Arcy McGee – Matt Yantha