MINUTES DU PATRIMOINE#UNMOMENTDENOTREHISTOIRE

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MINUTES DU PATRIMOINE

#UNMOMENTDENOTREHISTOIRE

PUBLIÉE EN 2016

La création du Traité 9 de la perspective du témoin historique George Spence, un chasseur cri de 18 ans d’Albany, à la Baie-James. La 83e Minute du patrimoine de la collection de Historica Canada.

Le Traité 9, aussi connu sous le nom de Traité de la Baie-James, a été signé par le gouvernement du Canada et les nations des Cris et des Ojibwa en 1905. Un des 11 traités numérotés ayant été signé durant la période suivant la Confédération, il couvre la plus grande partie du territoire du nord de l’Ontario actuel.

Le processus de cession des terres au gouvernement a commencé au Haut-Canada avant la Confédération et plusieurs des premières négociations des traités comprenaient les droits de pêche et de chasse des groupes autochtones. Après la Confédération, Sir John A. Macdonald a commencé la mise en œuvre du système de traités numérotés afin de permettre la colonisation des provinces de l’Ouest.

Les Cris et les Ojibwas de la Baie-James étaient inquiets de l’empiètement par les marchands de la Compagnie de la Baie d’Hudson et par les autres trappeurs non autochtones. Durant l’été de 1901, ils ont fait la demande d’un traité qui protégerait leurs droits d’utilisation de leurs terres. Cela a donné naissance au Traité 9.

Le processus de la création du traité a été fondamentalement inégal. Les termes du Traité 9 ont été présentés aux dirigeants des Premières Nations comme un accord déjà conclu plutôt que comme la base de négociations. La province de l’Ontario a fait des demandes additionnelles, comprenant le fait que les commissionnaires plutôt que les chefs autochtones allaient choisir les lieux des réserves. Tout le pouvoir de négociation des Cris et des Ojibwas quant aux termes des traités était sujet au droit de véto du gouvernement.

Dans le préambule du traité, on peut lire que le but de celui-ci est de libérer des terres dans le nord de l’Ontario « pour la colonisation, l’immigration, le commerce, le voyage, l’industrie minière, l’industrie forestière et d’autres buts similaires ». Les Cris et les Ojibwas ont dû « céder, relâcher, abandonner et laisser… les droits, titres et privilèges » de leurs terres et ressources dans toute la région géographique couverte par le traité. En guise de paiement, ils ont reçu un paiement unique de 8$ par personne.

Le traité a été signé au nom du Dominion du Canada par Duncan Campbell Scott et Samuel Stewart, deux membres du ministère des Affaires indiennes. Daniel G. MacMartin était le représentant du gouvernement de l’Ontario. George Spence, un chasseur cri de 18 ans, a inscrit sa croix sur le traité aux côtés d’autres membres des nations des Cris et des Ojibwas.

Aujourd’hui, plusieurs peuples autochtones au Canada attendent toujours que les promesses faites dans les traités soient tenues.

Pour plus d’information sur le Traité 9, visitez L’Encyclopédie canadienne.