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Le chemin de fer clandestin

DE LA COLLECTION Minutes du Patrimoine

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Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Entre 1840 et 1860, plus de 30 000 esclaves afro-américain trouvent la liberté au Canada

" Lorsque j'ai posé le pied pour la première fois sur le rivage canadien, je me suis lancé à terre pour me rouler dans le sable, j'en ai pris des poignées et les ai embrassées. " Tels étaient les mots de Josiah Henson pour évoquer ses premiers moments de liberté. Henson avait fui au Canada grâce au " chemin de fer clandestin ", un réseau de sentiers secrets, de cachettes et de maisons d'accueil qui reliait les États du Sud et les frontières du Canada. Comme une foule d'autres immigrants, Henson était venu au Canada à titre de réfugié voulant échapper à la brutalité et à l'oppression.

Les esclaves fuyaient les traitements inhumains qu'ils subissaient dans les États du Sud où ils étaient, selon la loi, la propriété de leurs maîtres. Battus, fouettés et forcés d'obéir, nombre d'entre eux travaillaient 12 heures par jour dans les champs pour s'en retourner, le soir venu, dans des cabanes sordides pour manger de maigres rations de semoule de maïs et de restes de bacon.

Parmi les nombreuses tragédies de l'esclavage, on trouve des récits de maris séparés de leur femme et d'enfants arrachés des bras de leur mère pour être vendus comme des animaux. S'ils étaient capturés, les esclaves fugitifs étaient souvent torturés. Les chasseurs professionnels d'esclaves, d'une cruauté notoire, traquaient ces fugitifs des confins du Sud jusqu'à la frontière canadienne. Ces derniers devaient faire preuve d'un immense courage pour s'échapper.

Grâce aux " préposés " du " chemin de fer clandestin ", c'est-à-dire aux hommes et aux femmes, qu'ils soient des Blancs ou des Noirs, des Canadiens et des Américains, qui opéraient ce réseau d'évasion, beaucoup d'esclaves ont trouvé la liberté au Canada. Quelques-uns de ces " préposés " sont devenus légendaires. La grande Harriet Tubman, ancienne évadée, est retournée maintes fois dans le Sud pour diriger d'autres esclaves vers le Nord. Le Canadien Alexander Ross voyageait dans les plantations du Sud en se faisant passer pour un observateur d'oiseaux. En réalité, il orientait les esclaves vers les voies d'évasion.

Selon Martin Luther King, l'histoire de l'Amérique noire relate que le Canada était considéré comme l'" Étoile du Nord ". Le negro-spiritual Follow the Drinking Gourd conseillait aux esclaves de fixer leur regard sur la Gourde, c'est-à-dire la Grande Ourse, qui indiquait la route du Nord vers le " paradis ", le Canada.

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