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LECTURE EN COURS

Laura Secord

DE LA COLLECTION Minutes du Patrimoine

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Un moment de notre histoire...

RESOURCES PÉDAGOGIQUES

Le nom de Laura Secord est bien connu au Canada, même si souvent on ne sait pas bien comment, pendant la Guerre de 1812, elle sauva les forces britanniques et canadiennes en les prévenant que les Américains se préparaient à attaquer Beaver Dams.

Laura Ingersoll Secord était la jeune épouse de James Secord, un colon établi à Queenston, dans le Haut-Canada. La Guerre de 1812 préoccupait beaucoup Laura. Comme son époux et bien d'autres habitants du Haut-Canada, elle était née aux États-Unis et avait des parents au delà de la frontière. Elle demeurait toutefois farouchement fidèle à la couronne britannique et bien déterminée à défendre la colonie.

L'exploit patriotique de Laura Secord débute le soir du 21 juin 1813. Plusieurs officiers américains s'étaient introduits dans la maison des Secord et avaient ordonné à Laura de leur servir à manger. La nourriture était abondante, le vin coulait à flots et, à mesure que la soirée avançait, les esprits s'échauffant, les officiers devinrent moins vigilants. Ils se mirent à se vanter des plans qui allaient leur permettre de venir à bout du noyau de résistance britannique dans la région. En lavant tranquillement la vaisselle, Laura écoutait les propos des officiers à travers la mince cloison qui la séparait d'eux.

" Nous attaquerons FitzGibbon par surprise à Beaver Dams " disait le colonel Boerstter. " Nous détruirons le quartier général et capturerons tout le détachement. " Laura resta figée, un plat tiède dans les mains : si personne ne prévenait le lieutenant FitzGibbon, toute la péninsule du Niagara serait perdue. Elle jeta un coup d'?il à son mari qui, blessé six mois plus tôt au cours de la bataille de Queenston, éprouvait toujours de la difficulté à marcher. Calme et décidée, Laura informa alors son mari qu'elle irait elle-même avertir FitzGibbon.

Le lendemain, à l'aurore, Laura entreprit son parcours vêtue comme à l'ordinaire. Selon certaines versions de l'histoire, elle portait un seau à lait et menait sa vache le long du chemin pour ne pas éveiller les soupçons des sentinelles américaines, mais cette interprétation n'est appuyée d'aucune preuve. Quoi qu'il en soit, Laura devait être très prudente pour ne pas attirer l'attention. En ce temps-là, la peine réservée aux espions était le peloton d'exécution.

Évitant les routes principales, Laura entreprit de parcourir les 30 kilomètres de sentiers sinueux qui la séparaient de la maison de pierre où se trouvait FitzGibbon. Elle se rendit d'abord à la ferme de son beau-frère. Sa nièce Elizabeth se joignit à elle un temps, mais la jeune fille abandonna trois heures plus tard, épuisée. Elles étaient arrivées près du marais Black.

De nouveau seule, Laura amorça la partie la plus difficile du trajet. La chaleur de juin l'accablait, et les ronces lacéraient ses vêtements. Qu'elle ait été pieds nus ou pas, comme certaines versions le suggèrent, l'humidité du marais traversa rapidement ses vêtements. Malgré cela, déterminée plus que jamais à accomplir sa dangereuse mission, Laura poursuivit sa route, tendant toujours l'oreille de crainte de rencontrer des loups.

À la tombée de la nuit, Laura atteignit les limites du marais. Hantée par l'idée qu'on la surveillait, elle escalada la falaise abrupte et franchit un sous-bois épais. Quand elle arriva finalement dans une clairière, elle se retrouva encerclée par une bande d'Iroquois. Surmontant la peur qui la paralysait, elle parvint à faire comprendre au chef l'importance de sa mission. Impressionné par son courage et sympathique à sa cause, celui-ci ordonna à l'un de ses hommes d'escorter Laura jusqu'au quartier général de FitzGibbon.

Laura Secord arriva à la garnison britannique une heure plus tard et informa aussitôt FitzGibbon de l'attaque imminente des Américains. Puis elle s'écroula, épuisée. C'est ici que prend fin l'histoire de cette femme héroïque et que commence la controverse.

FitzGibbon s'était-il déjà préparé pour l'attaque, comme certains le prétendent ? Pourquoi n'a-t-il pas fait mention de l'effort de Laura dans ses rapports officiels ? Ce ne fut qu'en 1827 qu'il parla de Laura dans une lettre :

" Le 22 juin 1813, il faisait très chaud et madame Secord, qui était une personne frêle et délicate, semblait tout à fait épuisée par l'effort qu'elle avait dû déployer pour venir jusqu'à moi. Depuis lors, je me sens profondément reconnaissant à son endroit pour sa conduite à cette occasion... " Laura ne rendit pas compte de son histoire avant de nombreuses années. Ce n'est qu'en 1860, alors âgée de 85 ans, qu'elle a reçu une reconnaissance officielle. Le Prince de Galles, au cours d'une visite au Canada, lut le récit des aventures de Laura et lui fit don de 100 livres pour la remercier. Depuis ce temps, la bravoure de Laura Secord fait partie de notre folklore national.

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