MINUTES DU PATRIMOINE#UNMOMENTDENOTREHISTOIRE

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Chanie Wenjack

MINUTES DU PATRIMOINE

#UNMOMENTDENOTREHISTOIRE

PUBLIÉE EN 2016

Né le 19 janvier 1954; décédé le 23 octobre 1966

À l’âge de 9 ans, Chanie Wenjack a été envoyé au pensionnat indien Cecilia Jeffrey près de Kenora, en Ontario. Chanie s’est évadé de l’école à l’âge de 12 ans et est mort durant sa tentative de retourner à la maison. Sa mort a donné lieu à la première enquête sur le traitement des enfants autochtones dans les pensionnats indiens.

Chanie a grandi à Ogoki Post, sur la réserve Anishinaabe Marten Falls dans le nord de l’Ontario. C’est là où il a vécu avec sa famille jusqu’à ce qu’il soit arraché à celle-ci afin de fréquenter le pensionnat indien en 1963. Une fois rendu au pensionnat, il a été nommé Charlie par les employés, et c’est devenu le nom avec lequel il devait vivre.

Le pensionnat indien Cecilia Jeffrey était géré par la Women’s Missionary Society of the Presbyterian Church, et financé par le gouvernement canadien. Il y avait approximativement 150 élèves à l’école lorsque Chanie et sa sœur y vivaient.

Chanie Wenjack et deux amis se sont évadés du terrain de jeu l’après-midi du 16 octobre 1966. Chanie est d’abord allé à la cabane de Charles Kelly, l’oncle d’un de ses amis, près de Redditt, en Ontario. Kelly a suggéré à Chanie de suivre le chemin de fer vers le nord et de demander de l’aide aux employés du chemin de fer s’il en avait besoin.

Partant seul, vêtu seulement d’un chandail et de pantalons en coton mince, Chanie ne transportait avec lui qu’un petit bocal de verre rempli d’allumettes. Il a survécu pendant 36 heures, marchant un total de 39 kilomètres avant de succomber à la température froide et sévère. Son corps couvert d’ecchymoses, le résultat de nombreuses chutes, a été retrouvé le long du chemin de fer par des ouvriers le 23 octobre 1966, une semaine après son départ de Cecilia Jeffrey.

Le corps de Chanie a éventuellement été renvoyé à ses parents à Ogoki Post, et une enquête nationale sur le traitement des enfants dans le système des pensionnats indiens a été instiguée. Le rapport final affirmait: « Le système d’éducation autochtone cause des problèmes émotifs et d’ajustement énormes pour ces enfants. »

La mort de Chanie et les enquêtes suivantes ont engendré une remise en question à la grandeur du pays de la moralité et de l’éthique des pensionnats indiens.

Pour plus d’informations au sujet de Chanie Wenjack, visitez L’Encyclopédie canadienne.